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Nos peines

27 sept

24 juin 2018

René-Louis Molin dit « Schmol »

M. René-Louis Molin

 

26 Septembre 2019

Jean-Claude Fourmaux

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Décès de notre camarade et ami Jean-Claude Fourmaux, Président de la section UNACITA Toulon Hyères

La cérémonie d’obsèques s’est tenue le lundi 30 septembre à 10h15 à l’église Saint Louis de Hyères .

Suivi de la crémation en famille au crématorium de Cuers.

 

12 Décembre 2020

Madame Wilhelmine POLLET

1- Nous venons d’apprendre de décès de notre adhérente sympathisante Madame Wilhelmine POLLET.

Très attentive à la vie de la section depuis de nombreuses années, elle tenait à faire systématiquement un don annuel en plus du paiement de sa cotisation.

Le Président lui rendait régulièrement visite pour avoir de ses nouvelles et lui apportait la galette des rois lors de notre réunion.

 Nous présentons à sa famille nos plus Sincères Condoléances.

mme Whilelmine Pollet

 

 28 janvier 2021

 M. Michel VALY

Chers amis,

Notre président de la Région BRETAGNE M. Jean-Pierre DEVINEAU qui vient de m’apprendre une triste nouvelle.

Notre UNACITA est à nouveau en deuil , elle vient de perdre un de ses grands défenseurs de notre association M. Michel VALY président d’honneur de la Région BRETAGNE

C’est le 7 octobre 2016, que j’ai eu l’honneur d’assister en présence de mes amis du Bureau : Thierry BURKLE et Roudy STOLL  à son élection comme nouveau président régional à Grand Champ, succédant ainsi à M. Joseph LE TUTOUR. ( voir le journal UNACITA N° 114 de janvier 2017  page 2)

Après 2 années de présidence, M. VALY a vu son état de santé se dégrader, ne lui permettant plus de poursuivre ses fonctions il a préféré démissionner. C’est ainsi que le 22 janvier 2019  fut désigné son successeur  en la personne de M.Jean-Pierre DEVINEAU. 

Notre ami Michel VALY a vu  son engagement auprès des Anciens combattants récompensé par la nomination de :

Chevalier dans l’Ordre National du Mérite en date du 29 mai 2019.

Nous adressons à son épouse et à ses enfants, nos très sincères condoléances

Adresse de la famille  : 1 place de la Mairie

                                  56420 PLAUDEREN

Le président national

Jean-Paul HEINTZ

 

26 mai 2021

Jules VALLET 

Décès du Président Jules Vallet, Président régional des Landes de l’UNACITA

officier de l’ordre national du mérite

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05 juillet 2021

Jean-Baptiste CECCALDI

JB CECCALDI 

 

 Triste nouvelle: notre camarade et ami Jean-Baptiste CECCALDI nous a quitté cette nuit à 2h00.

 - La cérémonie religieuse aura lieu le VENDREDI 09 juillet 2021 à 10h00 à l’église de la Sainte Famille à Istres

 - Une 2ème cérémonie aura lieu à 15h30 au crématorium de Martigues (Réveilla)

 Ni fleurs , ni couronnes.

Le drapeau de la section Unacita Istres sera présent!

Nous présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.

 

Notre ami Jean-Baptiste CECCALDI a rejoint sa Corse Natale.

 Il repose désormais dans le petit village d’ ÉVISA (arrondissement d’AJACCIO – Corse du Sud)

 Son épouse et ses enfants l’on accompagné et nous ont envoyé les 2 photos en PJ.

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  Qu’il soit en paix dans son éternité!

 

 

15/07/2021

 Jean-Paul GHIBAUDO 

 

 

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Nous venons d’apprendre le décès de notre camarade JP GHIBAUDO ce jour 15/07/2021.

 Ancien météo de l’Armée de l’air il avait été le patron de la station du “Pathy”.

 Il a été Président de la section SNEMM Istres de 2010 à 2019.

 - Les obsèques de JP GHIBAUDO auront lieu le Mardi 20 juillet 2021 à 15h00 à l’Eglise de la Ste Famille à Istres.

- La famille accepte la présence des drapeaux des Associations Patriotiques!

- Le drapeau de la section Unacita-Istres sera présent!

Nous présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.

 

 30/08/2021

 Pierrette BRANDO

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Elle avait été secrétaire de la section de Salon de Provence.

Le Président de la section Unacita de Salon de Provence nous a appris le décès de  Pierrette BRANDO épouse de Vincent Brando Porte drapeau de la section de Salon de Provence.

La Section d’Istres  présente à Vincent Brando ainsi qu’à sa famille, nos plus sincères condoléances.

 

Historique

1 sept

Historique de la section

14 SEPTEMBRE 1986

Dans le cadre du Congrès Interrégional des Bouches-du-Rhône, il avait été programmé la remise officielle du 1er drapeau à la section UNACITA d’Istres par le Général Jean MARCHAND fondateur de l’Association UNACITA Nationale et de la FEAC (Fédération Européenne des Anciens Combattants).

A cette occasion, une invitation avait été lancée à tous les corps d’armée pour qu’ils participent activement à cette cérémonie.

Parmi les prestigieux invités, le 1er Régiment de spahis de Valence accompagné de sa musique avaient répondu présents à la demande du Président de la section UNACITA de Valence.

Participaient aussi à la cérémonie : une section de légionnaires, le Président UNACITA de la région Aquitaine, le Président de l’UNACITA du Luxembourg et son Bourgmestre ainsi que le représentant du Bachagha Boualem et des harkis de Mas-Thibert.

Une délégation des représentants du Vietnam libre étaient présents avec leur drapeau.

En tête des troupes avaient défilé, en tenue de parade, le Colonel ROBARDET d’ESTRAY et sa « harka » (troupe). Le Colonel était Président de l’UNC du Gard.

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Remise du 1er drapeau de la section d’Istres par le Général Jean MARCHAND au Président local José RODRIGUEZ

Présidents de l’UNACITA Istres

1986 – 2005 José RODRIGUEZ

2005 – 2008 Patrick BERNARD

2008 –          Alain BERNARDET

 

PORTE-DRAPEAU: SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM

5 mai

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Porte-drapeau:

SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM

 

Voici, rapportée par un général qui sait de quoi il parle, la mirifique et incroyable histoire du drapeau des anciens combattants

de MOSTAGANEM. Le rapport de Benjamin Stora néglige cet épisode, qui ne sera certainement pas pris en compte dans le débat dit de

« réconciliation » franco-algérienne  voulu par le président de la république, qui a d’ailleurs tranché d’avance : les responsables et les coupables, c’est nous, les colonisateurs !

C’était un nommé TCHAM KOUIDER qui, à MOSTAGANEM, portait le drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades et à l’enterrement des soldats qui tombaient dans cette guerre qui n’avait pas de nom ni de loi.

*TCHAM KOUIDER*ressentait bien tout l’honneur qui lui en revenait et n’aurait pour rien au monde consenti à se dessaisir de sa charge glorieuse.

Lorsque le FLN le menaça de mort, il en rendit compte à son Président, tout simplement en bon soldat qu’il était, mais se regimba comme sous une offense, lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique emploi.

 Cela se passait vers la fin de l’année 1956.

 TCHAM KOUIDER fut abattu le 14 février 1957. Sa dépouille fut portée par ses camarades. On fit un discours.

 *CAID METCHA*qui le remplaça fut, son tour, l’objet de menaces de mort.

 Il en rendit compte à son Président, et tout comme TCHAM KOUIDER, il refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur, si périlleux qu’il fût….

 Il fut abattu le 21 juin 1957.

*BENSEKRANE YAHIA*conduisit le cortège jusqu’au cimetière aux stèles blanchies et, à son tour, il inclina le drapeau devant la tombe de son prédécesseur.

 Quelques jours plus tard, il fut lui-même menacé et lui non plus ne put accepter de se renier.

 Il porta le drapeau au cours des cérémonies du 14 juillet… il fut abattu le 8 août 1957.

 *HENNOUNI BESSEGHIR*devint le quatrième porte-drapeau de cette année. Il fut abattu le 5 octobre 1957.

 Les évènements prenaient alors une meilleure tournure et *HADJGACHE*, tout raide de l’honneur qui lui était fait, ne fut abattu que le 27 août 1958. C’était pourtant au temps où il semblait qu’on apercevait le sourire de la Paix et où soufflait

un vent vivifiant d’espérance.

 *BEY BAGDAD*lui succéda. Il fut abattu le 14 juillet 1959.

 *ADDAD*fit comme ceux qui l’avaient précédé et, avec son humeur tranquille quant il fut menacé, il refusa calmement de céder le poste de confiance dont il était investi. Il fut abattu le 11 septembre 1959.

 Son camarade, *RHAMOUNI LAKDAR* releva la charge et, après tant d’autres, il fut abattu le 7 novembre 1960.

 Il se trouva des volontaires dans la section de MOSTAGANEN pour briguer encore l’emploi de porte-drapeau qui revint *BELARBI LARBI*.

 Il advint que BELARBI LARBI n’en mourût pas.

 Il fut, suivant le mot administratif et blasphématoire, rapatrié. Il prit le bateau pour la France puisque la terre où il était né avait cessé d’être la France… Il emporta son drapeau…

 Il est le dixième porte-drapeau de sa section à avoir risqué sa vie pour l’honneur de porter le Drapeau. Je salue son drapeau, enroulé aujourd’hui dans sa gaine et si lourd du poids de tant

d’âmes, de tant de foi et de tant d’amour de la France.

 

*Général VANUXEM*

 

 

Parmi de nombreuses autres sources :

https://www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t17805-histoire-des-porte-drapeaux-de-mostaganem

 

 

 

Documents transmis par la FNAM

13 nov

 

Lors du Congrès de la FNAM à Caen, les délégués ont adopté une motion qui a été transmise à la Secrétaire d’Etat, chargée des anciens combattants.

J’ai l’honneur de vous faire parvenir, en trois documents, les réponses que Madame Geneviève Darrieussecq nous a adressées :

fichier pdf n°1 ONAC-VG

fichier pdf n° 2 PMI-VG pensions des conjoints survivants pensionnés hors guerre

fichier pdf n°3 Orphelins de guerre CCV campagne double en AFN avantages tarifaires dans les tra_;

 

Alain CLERC – Vice-président de la FNAM

Président de la Commission de Défense des Droits

Emilien Mougin et Timothé Dernoncourt, deux militaires français tués au Mali

27 fév

TD et EM

 

IN MEMORIAM

 

Ils s’appelaient Timothée DERNONCOURT et Emilien MOUGIN.

Ils sont morts au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé le jeudi 22 février 2018.

Ils officiaient au 1er Régiment de spahis de Valence qui appartient à la 6ème Brigade légère blindée de Nîmes.

De part le lien particulier qui unit ce Régiment de combat à la section d’Istres de l’UNACITA, nous tenons ici à leur rendre hommage et à saluer leur courage. »

A ce titre, notre Président honoraire José RODRIGUEZ a tenu à rappeler l’évènement suivant.

 

14 SEPTEMBRE 1986

 

Dans le cadre du Congrès Interrégional des Bouches-du-Rhône, il avait été programmé la remise officielle du 1er drapeau à la section UNACITA d’Istres par le Général Jean MARCHAND fondateur de l’Association UNACITA Nationale et de la FEAC (Fédération Européenne des Anciens Combattants).

A cette occasion, une invitation avait été lancée à tous les corps d’armée pour qu’ils participent activement à cette cérémonie.

Parmi les prestigieux invités, le 1er Régiment de spahis de Valence accompagné de sa musique avaient répondu présents à la demande du Président de la section UNACITA de Valence.

Participaient aussi à la cérémonie : une section de légionnaires, le Président UNACITA de la région Aquitaine, le Président de l’UNACITA du Luxembourg et son Bourgmestre ainsi que le représentant du Bachagha Boualem et des harkis de Mas-Thibert.

Une délégation des représentants du Vietnam libre étaient présents avec leur drapeau.

En tête des troupes avaient défilé, en tenue de parade, le Colonel ROBARDET d’ESTRAY et sa « harka » (troupe). Le Colonel était Président de l’UNC du Gard.

 

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Remise du 1er drapeau de la section d’Istres par le Général Jean MARCHAND au Président local José RODRIGUEZ

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   Le Colonel ROBARDET d’ESTRAY et ses spahis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remise de médaille de la fédération européenne d’anciens combattants

9 nov

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En fin de réunion mensuelle du 03/11/2017, le Président d’honneur M. José Rodriguez a remis officiellement à Mrs Rémi Postat et Léon Marciniak la médaille de la fédération européenne d’anciens combattants, pour services rendus.

Opération brioches 2015 – L’UNACITA au service des handicapés.

15 oct

Opération brioches 2015

Dans le cadre de ses activités sociales, l’Union Nationale des Anciens Combattants d’Indochine, des TOE et d’Afrique du Nord (UNACITA), a apporté pour la 7ème année consécutive, son soutien à la récolte de fonds au profit de l’Association de la Chrysalide de Martigues et du Golfe de Fos. Samedi 10 Octobre, quatorze bénévoles étaient présents dès 9 heures pour tenir les deux stands installés dans la galerie marchande du supermarché LECLERC. A midi, quatre-vingt quinze brioches étaient écoulées pour 570 € de dons obtenus.

Un exemple de solidarité qui sera renouvelé en 2016. Promis !!!!

Dans la continuité de cette matinée, les bénévoles se sont ensuite rendus au columbarium des Maurettes à Istres pour déposer une plaque funéraire en hommage à leur amie « Mo » MEUGNOT trop tôt disparue. Le Président Alain BERNARDET a souligné, dans son éloge funèbre, le grand attachement que « Mo » portait à l’Opération Brioches.    .

Stèle de MO

Gilbert Béziat

ORAISON FUNEBRE DU CDT HELIE DENOIX DE SAINT-MARC

3 sept

ORAISON FUNEBRE DU CDT HELIE DENOIX DE SAINT-MARC dans In Mémoriam hommageaheliedenoixdesaintmarc

 

Mon commandant,

mon ancien,

Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou  incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec  leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous  ont écouté et que vous avez marqués profondément !

 Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous  sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre. Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter.

Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste ! Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 :

« j’ai rendez-vous avec la mort » ? C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade,
votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois
Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration.

 Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il !

De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité !

Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines.

En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence,  les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales !

 Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent
profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours!

Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne
peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière.

Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde ! 10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle  perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité.

Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera  rendu – 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines – montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues. Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous  élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie.

 Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se
sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » ! Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! »

Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle.
Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre !

Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous
expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques.

 A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers  ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion. Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de  campagnes, d’humiliation ou de stress.

Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau. Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre  ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie.

Mais,Hélie, êtes-vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés ! Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ? Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ?
Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manqué à son devoir ? Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ?

Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi- même ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ?
Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ? Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner :

 « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » ! Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus  humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité ! A Dieu, Hélie….A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! ».

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Décès de John Martin, dernier du Bataillon du Pacifique !

2 jan

La Dépêche de Tahiti a le regret de vous informer de la disparition de John Martin, qui a nous quitté lundi 31 décembre,
aux alentours de 21 heures. Né le 8 décembre 1921 à Tahiti, John Martin s’est engagé dans la France libre dès septembre 1940, puis a été sergent dans le célèbre Bataillon du Pacifique durant la seconde guerre mondiale et a notamment participé à la bataille de Bir Hakeim. Il a été décoré de la croix de guerreavec étoile d’argent pour ses faits de guerre. Il était le dernier combattant du Bataillon du Pacifique. John Martin était âgé de 91 ans.

Décès de John Martin, dernier du Bataillon du Pacifique ! dans In Mémoriam image1

 

Bir Hakeim est un point d’eau désaffecté au milieu du désert de Libye. Pendant seize jours, du 26 mai au 11 juin 1942, la Première Brigade Française Libre du général Kœnig y résista aux attaques des armées motorisées italiennes et allemandes (l’Afrika Korps) du général Rommel. Le répit ainsi gagné par les Français libres permit aux Britanniques, en mauvaise posture, de se replier et de triompher par la suite à El Alamein. Le général Saint-Hillier dira, en octobre 1991, dans un entretien : “Il fallut qu’un grain de sable enrayât l’avance italo-allemande, qui n’atteignit El-Alamein qu’après l’arrivée des divisions britanniques fraîches : le grain de sable s’appelait Bir Hakeim.”

 Le dernier week-end du mois de mai, en métropole, a été commémoré le soixante-dixième anniversaire de la bataille de Bir Hakeim, où les Tahitiens et les Calédoniens du Bataillon du Pacifique s’illustrèrent de façon magistrale, faisant entrer le conflit de la Deuxième Guerre mondiale dans une phase décisive.

 L’armistice de 1940 et l’appel du général de Gaulle

 Fin 1939, les murs de Papeete se couvrent d’affiches blanches aux drapeaux entrecroisés annonçant l’entrée en guerre de la métropole. La fièvre monte dans les districts et dans les îles. Pourtant, il n’y a pas grand-chose à faire durant cette “drôle de guerre”, mais comme la France est en période d’hostilités, le gouverneur Chastenet de Géry ordonne au capitaine Félix Broche d’organiser la défense. En un mois, deux cent sept hommes se retrouvent en train de suivre l’instruction militaire à la caserne de l’avenue Bruat et bien que Félix Broche et quelques officiers de réserve souhaitent rejoindre les troupes de la France combattante, seul Noël Ilari sera autorisé à regagner la métropole par ses propres moyens au début de 1940.

Pendant ce temps, en Europe, la situation s’aggrave. Alors qu’à Tahiti nul n’est informé de l’exode des Français, ni de la catastrophe de Dunkerque, ni de l’entrée en guerre des Italiens aux côtés des Allemands, un matin ensoleillé, une nouvelle étonnante éclate : l’armistice est signé ! À Papeete, on comprend d’autant moins que les émissions radio reçues sont contradictoires et que l’appel du18 juin du général de Gaulle n’a pas été entendu à Tahiti.

 L’attachement réel de Tahiti à la France

 Dans leur grande majorité, les Tahitiens sont pour la continuation de la lutte et pour la formation d’un corps expéditionnaire qui irait, comme en1916, aider la France à se relever. Le 14 juillet 1940, à Uturoa, un vieux chef parle de “la tristesse de savoir les Prussiens à Paris, à Bordeaux, à Lyon”, et d’ajouter : “Ils ne sont pas à Tahiti, aux îles Sous-le-Vent, aux Tuamotu, Ils n’ont pas vaincu les Maori. Nous ne sommes pas des vaincus, nous ne sommes pas des captifs”.

 Un ancien combattant de Champagne parle dans le même sens : “Nous allons former un bataillon du Pacifique et tous les tamarii maohi iront chasser les Prussiens de France”. L’idée était lancée, elle allait faire son chemin…

 Pendant l’été 1940, il n’est cependant pas question pour le capitaine Broche de former un corps expéditionnaire mais plutôt de démobiliser, la mort dans l’âme et aux ordres du gouverneur les deux cents hommes de sa compagnie constituée quelques mois plus tôt.

 Après quelques mois d’événements plus ou moins rocambolesques, et la mise en place d’un gouvernement provisoire, le 3 septembre 1940, alors que le 27 août était créé le Comité de la France libre, un décret du général de Gaulle nomme Émile de Curton gouverneur des Établissements français d’Océanie.

 On n’insistera jamais assez sur le fait que les Tahitiens de la base, dès l’annonce de l’armistice et dès l’appel du 18 juin ont manifesté avec force et détermination leur volonté d’aller se battre pour aider la France à se relever. L’épopée du Bataillon du Pacifique composé en majeure partie de Tahitiens de souche et de “demis” qui vont pendant cinq ans se couvrir de gloire sur tous les champs de bataille, de Bir Hakeim au front des Vosges, illustre au plus haut point l’attachement réel que Tahiti portait à la France.

 Dès le 14 janvier 1941, un premier contingent composé d’officiers-mariniers et de marins quitte Tahiti et, après plusieurs péripéties et autant d’affectations va servir sur les corvettes de la France Libre qui protègent les convois dans l’Atlantique nord. Le 31 mars, un deuxième groupe de combattants est engagé pour la durée de la guerre au titre des Forces françaises libres.

 Ce n’est pas le capitaine Broche qui formera le corps expéditionnaire à Tahiti, car il est nommé commandant supérieur des forces du Pacifique et part prendre ses fonctions à Nouméa le 21 octobre 1940.

 Le 21 avril, la ville de Papeete se couvre de drapeaux, le croiseur anglais “Monowai” est à quai. Les trois cents volontaires ont quitté la caserne de l’avenue Bruat et s’apprêtent à embarquer. La “Marseillaise”” retentit, puis le “Maururu a vau”. Il se met à pleuvoir. Le “Monowai” quitte Tahiti, un hydravion de la base aéronavale le survole, la passe est franchie, la grande aventure du Bataillon du Pacifique commence.

 Un très long voyage

 Ce n’est que le 1er août 1941 que les volontaires tahitiens et calédoniens vont débarquer en Palestine après un voyage qui a emmené les Polynésiens aux îles Fidji où ils vont défiler, avant de rejoindre Nouméa où ils seront rejoints par les volontaires de Nouvelle-Calédonie.

  Après quatre jours de navigation, Tahitiens et Calédoniens arrivent à Sydney à bord du “Zealandia”. Durant un mois et demi, ils vont subir un entraînement intensif et, le 27 juin, le Bataillon du Pacifique embarque sur le plus grand paquebot du monde : le “Queen Elisabeth”, destination le canal de Suez après être passés par Perth et Ceylan.

  Le 1er août 1941, le Bataillon du Pacifique débarque en Palestine. Pour tous, c’est l’inconnu le plus complet. Le 19 août, direction la Syrie où l’instruction et l’entraînement se poursuivent. Vers la mi-décembre, le bataillon est entièrement équipé de matériel neuf et le 28 du même mois, il prend la direction du sud. Tartous, Tripoli, Beyrouth, St Jean d’Acre et de nouveau la Palestine avant l’arrivée dans le désert de Libye.

mod-150x150 dans In MémoriamLa vraie guerre va commencer, le jour approche où les hommes du bataillon vont connaître le baptême du feu. Après le piton d’Halfaya, Sallum atteint le 26 janvier, c’est l’arrivée à Tobrouk, puis c’est l’étape de Temimi et celle de Mechili, où le 30 janvier le bataillon prend position et où l’aviation ennemie se fait maintenant plus active et harcèle quotidiennement les véhicules du bataillon, dont les membres, à chaque attaque, sont obligés de se disperser.Cette mission retardatrice permet aux Anglais de se positionner et d’arrêter les colonnes de l’Afrika Corps du général Rommel.

 

14 février 1941

Fin février, la Première Brigade Française Libre arrive à Bir Hakeim, un point qui serait sans doute resté à jamais inconnu si une poignée d’hommes résolus n’avait immortalisé son appellation. Bir Hakeim va devenir l’une des batailles les plus célèbres de l’Histoire moderne. En couvrant le flanc sud de la VIIe armée britannique Bir Hakeim servira de pivot aux éléments blindés qui agissent au sud.

  Dès le 14 février 1941, les hommes du Bataillon du Pacifique vont entourer le camp de cinquante mille mines antichars
et creuser tranchées, trous d’hommes, observatoires. La brigade Koening envoie des patrouilles qui quadrillent le désert.

 Les Tahitiens ne comprennent pas l’intérêt de ces travaux. Ils ont l’impression de patrouiller et de creuser pour rien. L’affrontement avec l’ennemi donnera un sens à ce dispositif de défense. Cet affrontement va avoir lieu le 28 mai. Le 26, Bir Hakeim a été survolé par l’aviation allemande, le 27 l’ennemi est prêt à attaquer, le lendemain, c’est un déluge de feu, 80 chars allemands montent à l’attaque des positions défendues par les Tahitiens et les Calédoniens. 

Les Français ouvrent le feu. Pendant une heure, avec une extrême violence, tout le monde tire. Des chars brûlent, mais la division “Ariete”, la meilleure division italienne, n’arrivera pas à briser la résistance des Tahitiens et des autres combattants.
L’ennemi ne s’attendait pas à trouver un champ de mines à l’est de Bir Hakeim. Les Tahitiens célèbrent cette victoire, on oublie la peur, on gratte la guitare, on chante les mérites du “lapin”, le général Koening qui a repoussé le“renard”, le général Rommel !

 La bataille n’est cependant pas jouée et pour la brigade française installée depuis le 14 février à Bir Hakeim, un seul mot d’ordre : tenir, même en cas d’encerclement durant une dizaine de jours. C’est ce qui sera fait et ce n’est que le 10 juin que la retraite va s’amorcer après avoir durant toutes ces journées fait face à un ennemi nettement supérieur, malgré les bombardements incessants et le nombre de victimes recensées.

 La 1ère brigade perce les lignes ennemies et permet l’évacuation de Bir Hakeim qui a tenu plus de quinze jours à un encerclement mortel.Le général Koening aura ces mots : “Bir Hakeim est une victoire française, soyez fiers de votre victoire. Je salue nos morts, nos frères d’armes tombés dans les combats et dont le souvenir nous soutiendra dans les luttes à venir” et le 18 juin 1942, il y a 70 ans, le général de Gaulle terminera son discours par ces mots : “Quand, à Bir Hakeim, un rayon de sa gloire renaissante est venu caresser le front sanglant de ses soldats, le monde a reconnu la France”.

  Pouvait-on offrir meilleur hommage aux combattants du Bataillon du Pacifique qui a payé un lourd tribut pour obtenir cette victoire avec de nombreux morts, dont le lieutenant-colonel Félix Broche fauché par un obus à son poste de commandement, blessés ou disparus. Certainement pas. Mais le chemin sera encore long de Bir Hakeim à Paris ou le Bataillon du Pacifique fera son entrée le 8 novembre 1944 et d’ici là, il aura encore l’occasion de se mettre en valeur à travers l’Égypte, la Tunisie, l’Italie, en France enfin avec le débarquement de Provence et la remontée jusqu’aux Vosges où les Tahitiens se comporteront toujours avec un courage extrême.

 Le 14 juillet 1945, le Bataillon du Pacifique va défiler sur les Champs-Élysées et recevoir l’hommage de la nation. Il l’a bien mérité.

 On avait l’esprit gaulliste avant le gaullisme !”John Martin,commandeur de la Légion d’honneur

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“À l’annonce de l’armistice, à Tahiti, tout le monde était triste. Lors de la guerre de 1914-18, plus de mille tahitiens avaient rejoint la métropole, participé aux batailles de Verdun, du Chemin des Dames et ils étaient revenus en vainqueurs. Que la France, en 1940 ait perdu, ils n’y croyaient pas. Les chefs de district, tous anciens combattants sont allés demander confirmation chez le gouverneur, les larmes aux yeux.”

 Puis est parvenue la nouvelle de l’appel du 18 juin du général de Gaulle. “Je ne l’ai pas entendu directement, raconte John Martin, mais comme j’étais planton aux établissements Donald, je naviguai beaucoup dans la ville, où j’ai rencontré de gens qui m’ont dit qu’un général avait parlé, à Londres et lancé un appel à la résistance. Comme beaucoup de copains, j’ai de suite cherché à m’engager et me suis rendu au consulat anglais pour tenter de me faire incorporer via la Nouvelle-Zélande.
Pas possible. En souvenir de ces anciens, j’ai pensé qu’il fallait faire quelque chose et que c’était à nous, les jeunes, d’essayer de répondre à cet appel du général de Gaulle. Cet appel a rapidement rassemblé tous ceux qui avaient cette même pensée, on avait l’esprit gaulliste avant le gaullisme !

 Malgré tout, on peut comprendre ceux qui admettaient l’armistice, en majorité des métropolitains qui avaient déjà vécu la Première Guerre mondiale et qui avaient quitté la métropole pour ne jamais revivre pareil épisode vingt ans après. Je suis tout d’abord allé m’engager dans la Marine, mais ils n’ont pas voulu de moi pour cause “d’insuffisance musculaire” ! Je me suis alors rendu à la caserne Bruat. Je croyais que l’on allait s’inscrire et que l’on attendait à la maison l’arrivée du bateau ! À 7h30, le matin, j’ai dit à mon patron chez Donald que j’allais m’engager. Il m’a dit : “C’est bien, mon garçon”, mais lorsque je suis revenu vers 16 heures, habillé en troufion, il n’a pas apprécié !

 Commença alors l’instruction à Bruat, cependant que sur radio Saïgon, j’apprenais comme mes camarades que j’étais condamné à 20 ans de travaux forcés par le gouvernement de Vichy ! Il nous restait à attendre l’arrivée d’un bateau à destination de la Nouvelle-Zélande pour y parfaire notre instruction.

1732livor-225x300 Au sujet de mon incorporation, je dois beaucoup à ma mère car, n’ayant pas la majorité de 21 ans, c’est elle qui a dû signer mon engagement. Étant fils unique, pour elle, ce n’était pas évident, mais elle l’a fait. Lors de mon départ, sur le “Monowai”, elle m’a remis une lette en me disant de ne la lire que lorsque nous serions loin de Tahiti, ce que j’ai fait et j’ai eu raison, car si je l’avais ouverte plus tôt, je pense que j’aurai sauté à la mer et quitté le navire. Elle m’expliquait que si elle avait signé mon engagement, ce n’était pas comme de nombreuses personnes l’en accusaient parce qu’elle ne m’aimait pas ou se désintéressait de moi, mais au contraire parce qu’elle était fière de moi et de ma décision”.

 

La Maison de la France Libre

 De retour au fenua, les militaires tahitiens formèrent l’association des Français Libres dont le premier président fut le colonel Hervé avec comme secrétaire John Martin.
L’État leur céda un terrain à Vaininiore pour un franc symbolique et, grâce à des subventions et des dons sur ce terrain fut érigée la Maison de la France Libre. L’amicale des anciens du Bataillon du Pacifique, créée en 1967, y avait toute sa place. Elle s’y réunissait plusieurs fois par an, mais elle tomba en sommeil à partir de 1984.

 Depuis le 25 février 2012, elle a été dotée d’un nouveau président en la personne d’Éric Noble dont le père, Max Noble, ancien du Bataillon fut également président. C’est John Martin qui a sollicité Éric Noble pour prendre ce poste car, les anciens  n’étant plus assez nombreux pour l’occuper, il a pensé que pour perpétuer le souvenir du Bataillon, il fallait que ce soit un descendant de ses soldats qui prenne le relais.

 C’est maintenant chose faite mais Éric Noble a souhaité que l’amicale change de nom pour l’élargir à tout le monde combattant polynésien. Elle est donc aujourd’hui constituée d’anciens marins de la Marine nationale, d’anciens militaires de l’Armée de Terre et de l’Air et d’anciens gendarmes et, avec John Martin comme président d’honneur, elle s’appelle désormais “Amicale du souvenir des anciens du Bataillon du Pacifique, de la France Libre et du monde des combattants polynésiens”.

La priorité du nouveau président est la restauration de la Maison de la France Libre pour qu’un musée du souvenir puisse y voir le jour. Le coût des travaux de restauration du bâtiment qui comprendra ensuite un musée, mais aussi in auditorium, est estimé à 12 millions. Il va devoir s’atteler à réunir cette somme en gardant à l’esprit que ce projet est nécessaire pour pouvoir réunir les documents qui permettront aux générations futures de garder en mémoire le souvenir de l’abnégation des anciens, qui disparaissent, hélas, de plus en plus.

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L’adjudant-chef Mohammed El Gharrafi est mort au combat en Afghanistan

30 déc

L’adjudant-chef Mohammed El Gharrafi est mort au combat en  Afghanistan  dans In Mémoriam 111229070242640669232782

L’adjudant-chef Mohammed El Gharrafi est mort au combat en  Afghanistan aux côtés d’un autre soldat français. Ils étaient issus du 2e  régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol.                                                                                                                    

  le 29 décembre 2011 en début de matinée, alors que la Task Force La Fayette (TFLF) et la 3e  brigade afghane sont engagées en vallée de Tagab, il est mortellement  touché en compagnie d’un autre sous-officier du groupe commando montagne  (GCM) de son régiment.

Âgé de 39 ans, marié et père de quatre enfants, l’adjudant-chef Mohammed El Gharrafi  aura servi la France durant 19 années.

Il rejoint les rangs de la Légion étrangère en 1992. Il effectue sa formation initiale au 4e  régiment étranger (4e  RE) de Castelnaudary où il se fait d’emblée remarquer par sa motivation et sa rusticité.
Il sert ensuite au 1er  régiment étranger de génie (1er  REG) de Laudun.

En 1996, il est désigné à sa demande pour servir au 3e  régiment étranger d’infanterie (3e  REI) en Guyane française pour un séjour de deux ans.

En 1999, il se porte volontaire pour servir au 2e  REG, en cours de création, et s’investit dans toutes les formations  montagne et groupe commando montagne. Il est promu adjudant-chef le 1er  décembre 2011.

Il effectue trois opérations extérieures avant  2011 (Ex-Yougoslavie, Tadjikistan), une mission de courte durée en  Guyane française, des renforts temporaires à l’étranger en République de  Djibouti, au Liban et deux missions au Tadjikistan et au Liban.

En  septembre, il est envoyé en Afghanistan, en Kapisa, au sein des  operational mentoring and liaison teams (OMLT) auprès du kandak 33 de
l’armée nationale afghane (ANA).

L’adjudant-chef Mohammed El  Gharrafi et son compagnon d’armes ont été tués dans l’accomplissement de  leur mission au service de la France.

Dès l’annonce de ces décès, monsieur Nicolas Sarkozy, président  de la République, a présenté à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances  et s’est associé à leur douleur. Le chef de l’État a exprimé, à  nouveau, la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de
la force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) pour rétablir  paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement.

Monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants a réaffirmé tout son soutien et sa confiance  aux forces françaises engagées sur ce théâtre d’opérations. Il salue leur courage et leur détermination à poursuivre leur action pour rétablir la paix en Afghanistan.

L’ensemble de l’UNACITA Istres s’associe au deuil  des proches et des camarades de ces soldats qui ont donné leur vie pour  la France et les assure de son indéfectible soutien. Selon le choix de  la famille, l’anonymat du deuxième militaire décédé au côté de  l’adjudant-chef Mohammed El Gharrafi a été respecté.

Sourec : Armée de Terre 2011

Afghanistan – Décès du 1re classe Loïc Roperh

11 mai

Afghanistan - Décès du 1re classe Loïc Roperh  dans In Mémoriam loicroperh

Le soldat de 1re classe Loïc Roperh, du 13e régiment du génie de Valdahon (13e RG) est décédé en fin de matinée en Afghanistan.

Il a été tué par l’explosion d’un engin explosif improvisé, alors qu’il progressait à pied en phase d’ouverture d’itinéraire.
Célibataire, âgé de 24 ans, le sapeur de 1re classe Loïc Roperh avait choisi de s’engager pour trois ans au
13e régiment du génie de Valdahon (13e RG) en mars 2009. Après six mois de formation initiale, il rejoint la 1re compagnie où il sert en tant que sapeur. Il y montre d’emblée de belles qualités de soldat et est déclaré titulaire du certificat technique élémentaire « combat du génie » en décembre 2010. Jeune engagé dynamique, animé du goût de l’action et bien intégré à sa section, le sapeur de 1re Classe Roperh se prépare avec motivation à sa mission en Afghanistan dès la fin de l’année 2010.

Il y montre un réel potentiel dans sa spécialité et rejoint l’Afghanistan avec la section de protection-dépollution du détachement d’ouverture d’itinéraire piégé (DOIP) le 3 avril 2011.Il était décoré de la médaille de bronze de la Défense nationale (« agrafe génie »).

Dès l’annonce de son décès, le président de la République a présenté à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et s’est associé à leur douleur. Il réaffirme son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes et exprime la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la force internationale d’assistance à la sécurité.

M. Gérard Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants , a exprimé sa plus vive émotion. Le ministre salue le dévouement et le très grand courage des forces françaises engagées sur ce théâtre d’opération et leur réaffirme son soutien et sa confiance dans leur détermination à poursuivre leur action pour le rétablissement de la paix en Afghanistan.

L’armée de Terre , unie dans la peine, partage le deuil de ses proches et de ses camarades.

STATUTS

10 avr

UNACITA

Union Nationale des Anciens Combattants

d’Indochine, des T.0.E. et d’Afrique du Nord

 

Siège social 24 bis boulevard Saint Germain 75005 PARIS

Siège administratif (correspondances, gestions) 6 allée des platanes 67100

STRASBOURG

 

Téléphone 03.08.84.93.00 / email : jp.heintz@wanadoo.fr

 

STATUTS

 

Récépissé de déclaration ASS 28713 du 5-11-1956

J.O. n° 269 du 18-11-1956

 

Modification récépissé de déclaration de l’association n°W751032678 du 7/07/2015

J.O n°29 du 18/07/2015 annonce n°1087 page 3493

 

Article Premier.

 

L’U N A C I T A est ouverte:

- 1° Aux Anciens Combattants des armées Françaises masculins et féminins ayant servi en Europe, en Indochine, dans T.0.E. ou en A.F.N. ainsi que lors des guerres de 1914-1918 et 1939-1945 y compris les (malgré-nous) d’Alsace-Lorraine.

- 2° Aux membres de la résistance.

- 3° Aux conjoints, orphelins et ascendants des catégories citées ci-dessus.

- 4° Aux anciens militaires de carrière, engagés ou appelés, ayant participé à des opérations conduites par les armées Françaises et ne réunissant pas toutes les conditions légales ou réglementaires exigées pour l’attribution de la carte du combattant ou du titre de reconnaissance de la Nation, et sur décision du bureau national aux personnes susceptibles par leurs compétences, de concourir aux buts poursuivis par l’association.

Ces membres, dans la limite de 30% de ceux répertoriés au paragraphe de 1 à 3 ci-dessus, pourront exercer toutes les fonctions de l’association, à ’exception de celle de président et secrétaire général, sauf dérogation du conseil d’administration.

 

Article 2.

 

Le siège social est à :

75005 Paris 24 Boulevard Saint Germain

Le siège administratif (correspondances, gestions) est à :

67100 STRASBOURG 6 Allée des Platanes

 

Article 3.

 

L’association a pour objet :

- de travailler pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation et de ses idéaux.

- de resserrer les liens d’amitié entre tous les anciens combattants.

- d’aider les anciens combattants et leurs familles.

- de défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres.

 

Article 4.

 

Toutes discutions politique ou religieuse est formellement proscrite au sein de l’association. En aucun cas un candidat à un mandat électoral ne peut se prévaloir de sa qualité de membre de l’U.N.A.C.I.T.A.

 

Article 5.

 

L’association se compose de :

- Membres d’honneur

- Membres bienfaiteurs

- Membres donateurs

- Membres actifs

Sont Membres d’honneur, ceux qui ont rendu des services signalés à l’association, personnes, œuvres, sociétés françaises ou étrangères; ils sont dispensés de cotisation.

 

Sont Membres bienfaiteurs, ceux qui rendent des services spéciaux à l’association.

 

Sont Membres donateurs, ceux qui sont susceptibles de rendre des services à l’association.

 

Sont Membres actifs, ceux qui sont émunérés à l’article premier Les membres bienfaiteurs, donateurs et actifs acquittent respectivement des cotisations dont le montant est fixé par l’assemblée générale.

 

Les conjoints, orphelins et ascendants des quatre premières catégories énumérées à l’article premier acquittent une cotisation égale à la moitié de celle qui est prévue pour les membres actifs.

 

Article 6.

 

La qualité de membre de l’association se perd soit par démission, soit par radiation prononcée par le conseil d`administration pour manquement grave aux statuts et à l’esprit de l’U.N.A.C.l.T.A. (refus réitéré de paiement de la cotisation. etc…)

 

Le président national peut, à titre provisoire et sous réserve de la décision du prochain conseil d’administration, être appelé à décider en dernier ressort à prononcer une radiation provisoire.

 

Article 7.

 

L’association est dirigée par un conseil d’administration dont les membres sont élus pour quatre années par l’assemblée générale.

 

Le conseil d’administration se compose d’un maximum de 40 personnes.

Ses membres sont rééligibles.

 

Le conseil d’administration se renouvelle par moitié tous les deux ans, la première moitié à renouveler sera tirée au sort.

 

Le conseil d`administration se réunit au moins une fois par an sur convocation du président ou sur demande de la moitié de ses membres.

 

Les décisions sont prises à la majorité des membres présents, pouvoir compris, en cas de partage, la voix du président est prépondérante. Il est dressé un procès-verbal des séances.

 

Les membres de conseil ne peuvent recevoir aucune rétribution en raison des fonctions qui leur sont confiées à ce titre.

 

Le conseil choisit lors du congrès national parmi ses membres un bureau composé de :

-Un président

-Un président délégué

-Un secrétaire général

-Un trésorier

-Un minimum de 6 membres

 

L’assemblée générale élit pour deux ans deux variateurs aux comptes, qui peuvent être également administrateurs. Ils sont chargés de procéder à l’examen annuel de la comptabilité et de la gestion financière de l’association et d’en rendre compte une fois par an au Conseil d’Administration et lors des assemblées générales.

 

Article 8.

 

Le bureau national se réunit en principe tous les semestres sur convocation de son président. Il peut aussi être réuni exceptionnellement à la demande du tiers de ses membres. La présence du tiers de ses membres est nécessaire pour la validité des délibérations. Il est dressé un procès-verbal des séances.

 

Les procès-verbaux, consignés sur un registre particulier, sont signés par le président et le secrétaire général.

 

Article 9.

 

L’assemblée générale se réunit au minimum tous les deux ans à la date et au lieu fixé par le conseil d’administration et publiés au journal de l’U.N.A.C.l.T.A.

 

Le président national, assisté des membres du conseil, préside l’assemblée et expose ou fait exposer, la situation générale de l’association.

 

Le trésorier rend compte de sa gestion, sur laquelle l’assemblée générale est appelée à se prononcer après avoir entendu le rapport des vérificateurs.

 

Ne devront être traitées, lors de l’assemblée générale, que les questions inscrites à l’ordre du jour. L’assemblée générale procède à l’élection des membres du conseil d’administration dont le mandat est venu à expiration et des vérificateurs.

 

Les décisions sont prises à la majorité des membres présents.

 

Article 10.

 

L’association est organisée en :

 

- Régions

- Groupements départementaux

- Groupes cantonaux

- Sections

 

Ces entités sont responsables de leur propre gestion.

 

D’autre part, toute association ou amicale dont les buts sont conformes à ceux de l’U.N.A.C.l.T.A. peut s’affilier à celle-ci en conservant son autonomie.

 

Les décisions concernant la création, la dissolution ou l’affiliation de formations sont prises par le bureau national. Elles sont notifiées aux autorités intéressées.

 

Article 11.

 

Les ressources des associations se composent :

- Des cotisations et souscriptions des membres.

- Des subventions de l’état, des régions, des départements, des communes, et des établissements publics ou privés

- Des dons, du produit des fêtes, tombolas, etc…

 

Article 12.

 

Les dépenses du siège sont ordonnées par le président.

Le président ou à défaut, un membre du bureau national  dûment mandaté:

- signe tous les actes et délibérations

- représente l’association auprès des pouvoirs publics

- exécute les décisions du conseil d’administration ou de l’assemblée générale

 

Article 13.

 

Un règlement intérieur est établi par le conseil d’administration. Ce règlement fixe les divers points prévus par les statuts, notamment ceux qui concernent l’administration interne de l’association.

 

Article 14.

 

Les modifications des statuts sont proposées par le conseil d’administration et soumises à l’approbation de l’assemblée générale réunie en congrès national.

Les décisions de modifications sont prises à la majorité des membres présents ou régulièrement représentés. Le vote par procuration est possible.

 

Article 15

 

La dissolution de l’association ne peut être prononcée que par l’assemblée générale, réunie en congrès national, à la majorité de deux tiers, au moins des membres présents ou représentés.

Les biens de l’association seront attribués à des œuvres ou associations poursuivant des buts similaires et qui auront été choisies par le conseil d’administration.

                                                                                                                                                                                                                   timbre et signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

STATUTS ancienscombattantstoeafn

Les « Pinailleurs »

23 jan

 

Ce matin j’assistais à l’Assemblée générale de la section UNACITA de ST MARTIN de CRAU en compagnie de notre président de section.

Lors des discours, notre ami Michel OLIVER, président régional de l’UNACITA, nous a fait part d’une réflexion d’une élue à propos des plaintes des présidents d’associations d’anciens combattants suite au quasi gel du relèvement de la retraite des combattants.

Cette dernière lui a tout simplement dit que les anciens combattants étaient des « Pinailleurs ». Michel lui a alors rappelé que ces pinailleurs avaient fait don d’une partie de leur jeunesse au pays pour « quatre francs et six sous » de solde et que leur demande était légitime, la République leur doit bien cela.

Madame, 13.000 « Pinailleurs », en Algérie sont tombés pour un salaire de 1.5€ par jour.

Plus de 10.000 « Pinailleurs » sont allés dans les camps vietminh après Dien Bien Phu, seulement 3290 en revinrent et dans un état…Combien vivent aujourd’hui dans la misère ?

Les

«On nous avait dit, lorsque nous avons quitté le sol natal, que nous partions défendre les droits sacrés que nous confèrent tant de citoyens installés là-bas, tant d’années de présence, tant de bienfaits apportés à des populations qui ont besoin de notre aide et de notre civilisation.
 

Nous avons pu vérifier que tout cela était vrai, et, parce que c’était vrai, nous n’avons pas hésité à verser l’impôt du sang, à sacrifier notre jeunesse, nos espoirs.

 Nous ne regrettons rien, mais alors qu’ici cet état d’esprit nous anime, on me dit que dans Rome se succèdent cabales et complots, que fleurit la trahison et que beaucoup, hésitants, troublés, prêtent des oreilles complaisantes aux pires tentations de l’abandon et vilipendent notre action.

Je ne puis croire que tout cela soit vrai et pourtant des guerres récentes ont montré à quel point pouvait être pernicieux un tel état d’âme et où il pouvait mener.

Je t’en prie, rassure-moi au plus vite et dis-moi que nos concitoyens nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent comme nous protégeons nous-mêmes la grandeur de l’Empire.
 

S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert, alors, que l’on prenne garde à la colère des Légions !»

Afghanistan : Décès du second maître Jonathan Lefort

18 déc

Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2010, un détachement de forces spéciales dela brigade La Fayette, engagé aux côtés des forces de sécurité afghanes (ANSF) dans une opération dans le Sud de la Kapisa, a été pris à partie par des insurgés.

Au cours de l’accrochage, deux militaires français ont été touchés par des tirs insurgés, le second-maître Jonathan LEFORT  est décédé.  Dès l’annonce de son décès, le président de la République, a présenté à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et s’est associé à leur douleur.  M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens combattants, leur a exprimé sa plus vive émotion. Ses pensées sont également allées à ses compagnons d’armes.  La Marine nationale, unie dans la peine, transmet son soutien aux proches et aux camarades du second maître Jonathan Lefort, mort au combat. 

Afghanistan : Décès du second maître Jonathan Lefort dans In Mémoriam lefort20101218  

 

 

  Biographie 

Jonathan  LEFORT  est né le 17 avril 1982 à POMPEY (Meurthe et Moselle). Il s’engage dans la marine en décembre 2000 dans la spécialité de fusilier marin. A l’issue de sa formation initiale à Lorient il est affecté à Brest au Groupement de Fusiliers Marins où ses supérieurs apprécient son professionnalisme.  Rapidement, grâce à ses remarquables qualités personnelles, il est admis au stage commando en 2002. Il est alors affecté au commando Jaubert entre octobre 2002 et août 2009.   

En 2005, il participe aux opérations de contrôle des pêches dans la zone des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Puis, il est déployé une première fois en Afghanistan. Pour ses mérites au combat, il reçoit la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze et la Croix du Combattant.   

chcomberetp dans In Mémoriam 

En  2008,  il rejoint une deuxième fois le sol afghan à l’«Afghan Commando School » et met son expérience professionnelle et technique au service des militaires afghans. Lors d’une opération de synthèse de la formation, il est pris sous le feu d’insurgés. Grâce à son sang froid et sa juste appréciation de la situation, son groupe repousse les insurgés.

Il est cité une seconde fois et est décoré  de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze.  La même année, il est breveté « moniteur parachutiste ». A cette occasion Il est remarqué par ses instructeurs comme un élément moteur aux grandes qualités pédagogiques.  En septembre 2009, il rejoint le Commando Trépel dans lequel il était encore affecté aujourd’hui. Exigeant envers lui-même, il se distinguait au sein de son groupe de combat par sa générosité, son esprit de camaraderie et son ardeur au travail.

En 2010  il est déployé une troisième fois en Afghanistan. Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2010, il  décède lors d’un engagement en province de Kapisa. 

Il est également décoré de : la Médaille de la Défense nationale échelon argent avec agrafes Fusiliers Marins et Missions d’Assistance Extérieure,la médaille Outre Mer avec agrafe « République de Côte-D’ivoire »,  la médaille de Reconnaissance de la Nation et de
la Médaille Commémorative Française avec agrafe Afghanistan. Il était titulaire du Brevet de Skieur Militaire
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Qui sommes-nous ?

11 avr

Remise du 1er drapeau de la section d’Istres par le Général Jean MARCHAND au Président local José RODRIGUEZ 140986

 L’UNACITA (Union Nationale des Anciens Combattants d’Indochine, des Théâtres d’Opérations Extérieures et d’Afrique du Nord à été fondée en 1955 par le Général Jean Marchand pour les combattants d’Indochine et d’AFN. Elle regroupe les Anciens Combattants de toutes les générations du feu. Elle compte aujourd’hui environ 12 000 adhérents répartis essentiellement en France métropolitaine, dans les DOM-TOM, en Allemagne et en Belgique. Dans ces deux derniers pays, nos groupements ont été crées essentiellement grâce au concours d’anciens légionnaires.
L’UNACITA est en mesure d’aider nos camarades dans les démarches suivantes:
-défense des droits des Anciens combattants
-sécurité sociale, aide sociale
-carte du combattant, retraite du combattant, allocations diverses
-titre de reconnaissance de la Nation
-pensions militaires d’invalidité, mutuelle, maisons de retraite
-combattants volontaires, décorations 

Ses objectifs: 

-regrouper les anciens combattants de toutes les générations du feu
-aider au rétablissement
  dans notre pays des valeurs morales et traditionnelles en donnant à nos jeunes l’orientation nécessaire
-maintenir les liens Armée-Nation
-entretenir la Mémoire

 

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