Résultats de recherche: carte du combattant

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20 oct

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1- INFORMATIONS

- INFORMATIONS DES GO DE LA SECTION

Chers adhérents, adhérentes,

Lors de sa dernière communication, le président, Alain BERNARDET, vous avait fait part du report des réunions mensuelles lié aux mesures sanitaires imposées par la situation du moment et appliquées dans les locaux prêtés par la mairie (réunions limitées à 25 personnes, pot de convivialité interdits, etc…).

Dans le cadre du maintien de la cohésion, nous vous proposons de nous retrouver pour un repas dansant le dimanche 21 novembre 2021 à midi.

Le restaurant LA CASA CHURRASCO à FOS sur MER sera heureux de nous accueillir dans sa salle.

LA CASA CHURRASCO

30, avenue du Sablé d’Or

13270 FOS sur MER

(En face du port de plaisance) 

Vous trouverez, en pièce jointe, le menu.

fichier pdf Menu[16113]

Pour les personnes ne mangeant pas de porc, il sera demandé de le signaler à l’inscription. Un plat de substitution vous sera proposé.

Le tarif défini par le restaurateur pour la prestation est de 34,00 €.

Pour les adhérents ce tarif est réévalué à 24,00 € après déduction la quote-part de l’association.

Le paiement pourra se faire :

-       Sur place, par chèque ou espèces (prévoir l’appoint),

-       Par virement bancaire sur le compte de la section (RIB diffusé par mail du 12/10/2021). Petite précision pour ce type de règlement : le préciser lors de la réservation et joindre l’avis de virement bancaire (nécessaire pour notre trésorier).

Néanmoins, il faudra être détenteur du pass sanitaire et respecter les mesures sanitaires applicables au moment de la festivité.

ATTENTION!!

Pour les réservations, veuillez les adresser « UNIQUEMENT » à Patrick KRIEGER (patrick.krieger@hotmail.fr) et Alain BERNARDET (abernardet@gmail.com) tout en précisant prénoms, noms des participants, adhérent ou non et mode de règlement.

Si vous avez des interrogations, n’hésitez pas à nous contacter.

La date de clôture des inscriptions sera le 02 novembre 2021.

En espérant vous voir nombreux,

Amicalement,

Les GO

- INFORMATIONS DU PRESIDENT DE LA SECTION

 1.1 LA BA 125 et la “FABRIQUE de la DÉFENSE”

Bonjour à tous,

Sous l’impulsion de Madame la députée Monica Michel, la base aérienne reçoit pour la première fois, les 25-26-27/10 l’événement souhaité par le Ministère des Armées et destiné aux jeunes étudiants ou à la recherche d’emploi, la « Fabrique de la Défense ». Une première en région, qui attend environ 500 participants.

Durant les 2 premiers jours, les jeunes visiteront les installations de la base et celles du pôle aéronautique d’Istres Jean Sarrail.

Le 3ème jour sera dédié à l’esprit de cohésion avec des activités sportives au stade d’athlétisme de Miramas,

En raison du nombre envisagé de participants, les organisateurs sont à la recherche d’une vingtaine d’accompagnateurs pour la journée du mardi 26/10. Journée principalement dédiée à la visite du pôle aéronautique.

Aussi compte tenu de nos différentes expériences et de notre volonté de faire vivre le lien Armées-Nation, je pense que nous pourrions apporter notre contribution à la réussite de cette manifestation, en se portant volontaire pour accompagner ces jeunes le 26/10 (journée).

Pour cela, merci aux volontaires de se faire connaître auprès de moi ou de notre vice-président dès que possible.

Je compte sur vous!

Bien à vous

Alain Bernardet

1.2 A voir sur FR3 replay: Colonisation Une histoire française d’Alger à Saïgon

Colonisation, une histoire francaise – Émission du lundi 4 octobre 2021 en streaming – Replay France 3 – France tv

 

- ARTICLES MIS EN LIGNE SEMAINES 41- 42

41

Décès Hubert GERMAIN: Dernier compagnon de la libération

Barkhane : décès du maréchal des logis Adrien Quélin

Article de presse

 

42

-Photos de Serge Mourouzies de l’AG Salon de Provence du 17/10/2021

-Opération Brioches 2021

-Lettre d’informations CDM septembre 2021

Article de presse

 

 2- LES REUNIONS MENSUELLES SE FONT A TRIGANCE   Les Réunions mensuelles à la Maison de quartier de Trigance au 1 rue Futaie 13800 Istres momentanément suspendues en raison des mesures prises suite au covid 19

3- ADHESION A LA SECTION UNACITA-ISTRES

Vous avez trouvé notre association sur notre blog. http://unacita-istres.fr/  Il est possible que vous désiriez rejoindre la Section UNACITA d’Istres.   Je suis Patrick ROUX, le Trésorier de la section UNACITA d’Istres et à ce titre, je vous propose :

  Pour information, la cotisation annuelle pour 2021 votée annuellement par le Conseil d’Administration est de :

  • 10,00 € pour un adhérent seul,
  • 20,00 € pour un couple d’adhérent (exemple :  Monsieur – Ancien Combattant et Madame – Sympathisante) ; dans ce cas vous remplissez un bulletin d’adhésion par individu.

  RAPPELS : COTISATION ANNUELLE 

  • La période couverte par votre cotisation s’étend du 1er janvier au 31 décembre.
  • La cotisation est due en début d’année (au plus tard fin Mai de l’année en cours)
  • Conformément à l’article 6 des Statuts de l’UNACITA, le Conseil d’Administration se verra dans l’obligation de prononcer la radiation d’un membre pour impayés réitérés de cotisation. 
  • Le paiement de la cotisation donne droit aux différents services assurés par l’association (journal, assistance administrative, assurance associative, etc…).

 Pour votre information, Tous les ans en juin, la section reverse par adhérent :  -       une cotisation de 10,00 € à l’UNACITA NATIONALE, -       une cotisation de 3,00 € à l’UNACITA REGIONALE  REGLEMENT COTISATION

Si vous utilisez ce moyen de paiement : un petit email à c135fr@outlook.fr votre trésorier sera le bienvenu. 

  • Par chèque bancaire (établir votre chèque à l’ordre de UNACITA Istres),

Chèque à envoyer chez votre Trésorier (Adresse postale : M Patrick ROUX – Trésorier UNACITA Istres – 510, Rue des Romains – Lotissement la voie Romaine – 13270 FOS-SUR-MER). 

  • En espèce.
  • PENSER A RECLAMER VOTRE VIGNETTE ANNUELLE à coller au recto de votre carte d’adhérent.

4- SORTIE DEVOIR DE MEMOIRE EN ALSACE Cette sortie, vu la situation due à l’Epidémie du Covid 19, est reportée en 2022.

 

Petites annonces

30 mai

Article ERV Sologne Raids Aviation

 raids-aviation-n054 (1) raids-aviation-n054

Bonjour Messieurs,

 

Je me permets de vous contacter pour vous informer de la sortie d’un article sur l’ERV Sologne dans le n°54 du magazine RAIDS Aviation de juin juillet :

 https://histoireetcollections.com/fr/raids-aviation/4696-raids-aviation-n054.html

 

Bien à vous,

 

Mathieu Mounicq

 

Collectionneurs de Cartes Postales 

Suite à son déménagement Babeth, l’épouse de notre camarade Jean-Baptiste CECCALDI, recherche des collectionneurs de Cartes Postales pour se débarrasser de celles qu’elle détient !!!!

Les porcs du vallon

fichier pdf porc du vallon

 

Ce sont des produits authentiques et made in Istres.

Pour infos à nos adhérents.

Patrice Terne

 

Nems

menu 11 juillet 2021

Patrice Terne

 

Un message de notre camarade Michel LE FLOCH:

Bonjour

Je propose aux Anciens Combattants  d’Istres UNACITA,  l’achat de mon livre: « Arles, secrète, christique et templière », à un tarif préférentiel (30 Euros au lieu de 37).

Voir en pièce jointe ci-contre: fichier pdf un-livre-epoustouflant.

Sincères remerciements.

Bonnes fêtes de fin d’Année.

Michel Le Floch.

Email: leflochmichel13@gmail.com

 

SARL: QUINTE ET SENS

magali-patrick-vous-accueillent

INCORVAIA Patrick et Magali

70 Impasse du Bardy
Quartier de Lafarre

07330 BARNAS
04.75.39.88.54
06 62 37 87 49
www.chambrehotesardeche.com

 

Bienvenue chez nous

Patrick, Magali, leur chienne Deedjee et leurs 6 chats vous attendent au fond de la vallée de Lafarre, à 25 km au nord-ouest d’Aubenas.Placée dans le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche à 600 m d’altitude, notre bâtisse bénéficie d’une exposition idéale et d’un ensoleillement maximum….

 

pour le « PITCH »:

 

Vous voulez offrir un coffret cadeau, en commun, entre amis, ou faire une surprise à votre moitié pour les fêtes de fin d’année, pour un anniversaire, ou vous souhaitez simplement vous faire plaisir ou faire plaisir à un de vos proches, au travers d’un cadeau original?

 

Nous sommes spécialisés dans les séjours à thèmes.

Nous vous proposons de faire du chien de traineaux, de la raquette, de la randonnée mais aussi des séjours gastronomiques, d’initiation à l’aromathérapie ou à la biocosmétologie, de découvrir les champignons ou de faire de la via-ferrata, du canyoning ou du cani-rando.

Quant à la détente, vous pourrez passer une journée au SPA des thermes de Neyrac les Bains, ou Vals les bains, et vous faire masser pendant une heure dans votre chambre par notre équipe de masseurs.

En tant qu’ancien combattant, et ancien membre de l’UNACITA d’Istres, une remise de 10% est offerte à tous les membres de l’UNACITA, sur présentation de la carte.

 

Proposé par Patrice Terne

TEXTES

4 mar

Statuts

Règlement intérieur

RGPD Unacita-Istres

Bulletin d’adhésion National_ISTRES

Bulletin d’adhésion RGPD et droit à l’image

CERFA Demande de carte du combattant (ALGÉRIE du 3/07/1962 au 1/7/1964)

CERFA Demande de carte du combattant

CERFA Demande de retraite du combattant

Guide des droits des combattants

Ordres et décorations françaises

Arrêté du 12 décembre 2018

Théâtres pour attributions TRN et carte de combattant

Combattants d’hier et d’aujourd’hui une reconnaissance et des droits

Plaquette UNACITA-ISTRES

logo

Demi-part des veuves d’anciens combattants

21 déc

 

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Demi-part des veuves d’anciens combattants

 

Question n° 19116 adressée à Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants
Publiée le : 26/11/2020
Texte de la question : M. Olivier Rietmann attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants sur la situation supportée par les veuves d’anciens combattants. Ces dernières, dont les maris décédés étaient titulaires d’une carte d’ancien combattant, peuvent bénéficier d’une majoration du nombre de parts dans le calcul de l’impôt. Elles doivent pour cela avoir plus de 74 ans au 31 décembre. Il semble toutefois exister une différence de traitement selon l’âge de décès du mari : le bénéfice de la majoration de quotient familial aux veuves d’anciens combattants âgées de plus 74 ans n’existe que si le conjoint meurt après 65 ans. Les veuves des titulaires de la carte du combattant décédés avant 65 ans semblent en conséquence exclues de la mesure. Il la remercie de lui préciser les dispositions juridiques applicables et, dans l’hypothèse de la confirmation d’une exclusion en raison de l’âge du décès du mari, il souhaite que lui soient précisées les intentions du Gouvernement pour mettre fin à cette différence de traitement.

Réponse de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants
À publier le : 17/12/2020, page 6087
Texte de la réponse : L’article 4 de la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016, modifiant l’article 195 du code général des impôts (CGI), prévoit que le quotient familial des personnes âgées de plus de 74 ans et titulaires de la carte du combattant ou d’une pension servie, en vertu des dispositions du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, est majoré d’une demi-part supplémentaire. En cas de décès de l’ouvrant droit, cette disposition est applicable au conjoint survivant âgé de plus de 74 ans. Par principe, le conjoint survivant bénéficie de la demi-part fiscale dès lors que l’ancien combattant en a lui-même bénéficié. En effet, il s’agit d’une forme de reconnaissance de la Nation pour les services que ce dernier a rendus. C’est un principe fondamental qui justifie l’existence de cette demi-part. La modification du dispositif prévu par l’article 195 du CGI précité faisait partie des revendications portées depuis de nombreuses années par les associations d’anciens combattants. Ainsi, comme il s’y était engagé, le ministère des armées a inscrit la question relative à l’attribution de la demi-part fiscale parmi les sujets qui ont été étudiés dans le cadre de la concertation engagée, depuis 2017, avec les associations représentatives du monde combattant. L’extension des conditions d’attribution de la demi-part fiscale aux anciens combattants, et par conséquent, à leurs veuves, a été inscrite à l’article 158 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 qui prévoit la modification de l’article 195-du CGI précité. Ainsi, à compter de l’entrée en vigueur de cette nouvelle disposition, le 1er janvier 2021, les veuves d’anciens combattants pourront bénéficier de l’attribution de la demi-part fiscale, à compter de leurs 74 ans, même si l’ancien combattant est mort entre 65 ans et 74 ans. Cette mesure constitue une avancée très favorable pour le monde combattant. Dès lors, le Gouvernement n’envisage pas une nouvelle extension de ce dispositif aux conjoints survivants d’anciens combattants décédés avant 65 ans.

MARCEL, LE « PLUS JEUNE RESISTANT » DE FRANCE MORT A 6 ANS, ENFIN HONORE !

13 nov

Marcel, le « plus jeune résistant » de France mort à 6 ans, enfin honoré !

marcel

Tué en 1944 à l’âge 6 ans, Marcel Pinte est mort atteint de plusieurs balles du tir accidentel d’un maquisard. Un hommage lui a été rendu à Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne), à l’occasion des commémorations du 11-Novembre.
« Marcel Pinte. Né le 12 avril 1938, mort pour la France le 19 août 1944 ». Un hommage au « plus jeune résistant » de France, le petit Marcel, dit « Quinquin », tué en 1944 à 6 ans, a été rendu ce mercredi à Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne) à l’occasion des cérémonies du 11-Novembre.
Le nom de Marcel Pinte, ajouté au monument aux morts du village proche de Limoges, a été dévoilé, sous une toile de parachute datant de 1944 ceinte d’un ruban bleu blanc rouge, lors d’une cérémonie devant une assistance réduite, pour cause de Covid-19.
« C’est un honneur »
« Les gens qui passeront devant ce monument aux morts seront interpellés par ce nom et surtout l’âge », a réagi Marc Pinte, un descendant de la famille. « C’est un honneur, un aboutissement, une satisfaction. Cela met en lumière les gens restés dans l’ombre qui se sont battus pour la liberté. ».
Le petit Marcel, dit Quinquin en raison des origines nordistes de sa famille, était le fils d’Eugène Pinte, alias « commandant Athos », figure de la résistance limousine.
Dans un foyer baignant dans la résistance, Marcel vivait au rythme de réunions clandestines à la ferme et parfois d’un parachutiste à cacher. L’enfant devint naturellement impliqué dans des missions à la mesure de son âge et de ses capacités.
« Il a surpris énormément de gens par son étonnante mémoire. Il portait des messages aux chefs de maquis en les cachant sous sa chemise, glanait des renseignements quand il partait en promenade ou à l’école, s’amusait avec une lampe électrique à faire du morse. C’était un garçon malin, intelligent à qui tout le monde faisait confiance, il comprenait tout du premier coup », raconte Marc Pinte.
Mort le 19 août 1944
Le 19 août 1944, Marcel est mort, atteint de plusieurs balles du tir accidentel du pistolet-mitrailleur d’un maquisard, lors d’un parachutage nocturne. Il a été enterré avec les honneurs le 21 août, quelques heures avant la libération de Limoges.
En 1950, Marcel s’était vu attribuer le grade de sergent au titre de la Résistance. Mais son histoire n’a réellement été connue que grâce au travail pendant plus de 10 ans d’Alexandre Brémaud, un autre descendant.
En 2013, il a obtenu pour Marcel à titre posthume la carte de combattant volontaire de la Résistance, et en 2018 la mention « Mort pour la France », par l’Office national des anciens combattants.
L’aboutissement de recherches
« L’inscription du nom est l’aboutissement des recherches. Mais je compte les poursuivre en élargissant. Il y a tant de souvenirs de résistants, d’histoires à raconter », a déclaré Alexandre Brémaud qui, depuis la médiatisation autour de Marcel, dit avoir reçu de nombreux témoignages de familles de résistants.
Le maire René Arnaud a dit espérer pour le 17 août, anniversaire de la bataille d’Aixe, en 1944, pouvoir honorer les résistants dont Marcel, « cette fois en présence d’enfants de la commune ».

Fraternellement

Charles FUMAZ

 

Demi-part fiscale supplémentaire 2020

21 nov

Dès 2022, les veuves d’anciens combattants âgées de plus de 74 ans peuvent profiter de la demi-part fiscale supplémentaire, dès lors que leur conjoint est décédé après 65 ans.

Les titulaires de la carte d’ancien combattant bénéficient d’une demi-part supplémentaire dès l’âge de 74 ans. Cette majoration est également accordée à leurs veufs ou veuves du même âge. Actuellement, il existe une différence de traitement selon l’âge de décès du mari : une veuve de 74 ans a le droit à une demi-part supplémentaire, lorsque son mari, lui même bénéficiaire de l’avantage fiscal, meurt à 74 ans. S’il est décédé plus tôt, le conjoint survivant n’y pas droit.

Afin de mettre fin à cette inégalité, la loi de finances pour 2020 étend le bénéfice de la majoration de quotient familial aux veuves d’anciens combattants âgées de plus 74 ans, dont le conjoint meurt après 65 ans (60 ans dans certains cas), âge à partir duquel la retraite du combattant peut être demandée.

Les personnes concernées par les nouvelles règles devront toutefois attendre 2022 (imposition des revenus de 2021) pour profiter de la mesure.

http://joelgirauddepute.fr/index.php/2019/11/14/anciens-combattants-toutes-les-veuves-de-guerre-de-plus-de-74-ans-auront-desormais-droit-a-une-demi-part-fiscale-supplementaire/

 

AMENDEMENT N°II-2570 du 8 novembre 2019

Demi-part fiscale pour les veuves d’anciens combattants

Rapport carte du combattant Algérie 62-64

20 mai

AU NOM DE LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES SUR LA PROPOSITION DE LOI (n° 232 rect.), visant à attribuer la carte du combattant aux soldats engagés en Algérie après les accords d’Évian du 2 juillet 1962 jusqu’au 1er juillet 1964

Rapport carte du combattant Algérie 62-64

REGLEMENT INTERIEUR

11 déc

 UNION NATIONALE DES ANCIENS COMBATTANTS

D’INDOCHINE DES T.O.E. ET D’AFRIQUE DU NORD

————————- U.N.A.C.I.T.A. ———————–

Groupement211 Fédération nationale André MAGINOT

siège social : 24 bis Boulevard Saint Germain 75005 PARIS

Siège administratif : 6 allée des platanes 67100 STRASBOURG

tél. fixe 03.88.84.93.00 port.0607856479 – e-mail : unacita.nationale@orange.fr

 

 

REGLEMENT INTERIEUR

 

TITRE I : ADMISSIONS ET RADIATIONS

Article             1 – Composition de l’association

                       2 – Perte de la qualité de membre

TITRE II : ORGANISATION

Article             3 – Echelons fonctionnels

                       4 – Le Président national

                       5 – Le Conseil d’Administration et le Bureau national

                       6 – Le Président de région

                       7 – Le Président de groupement

                       8 – Dispositions communes

TITRE III : LA SECTION

Article             9 – Personnalité de la section

                      10 – Composition

                      11 – Création et dissolution

                      12 – Ressources

TITRE IV : DISPOSITIONS DIVERSES

Article             13 – Cartes d’adhérents

                       14 – Cotisations

                       15 – Gestion des fonds

                       16 – Service social

 

 

 

 

Le règlement intérieur est établi par le Conseil d’Administration. Il fixe et complète les différents points prévus par les statuts. 2

 

TITRE I : ADMISSIONS ET RADIATIONS

 

Article 1 – Composition de l’association

La qualité de membre s’obtient dans les conditions fixées par l’article 1 des statuts.

 

Les anciens militaires n’ayant pas forcément participé à des opérations, mais susceptibles de concourir aux buts de notre association, peuvent également être membres de l’UNACITA.

 

Toute association ou amicale dont les buts sont conformes à ceux de l’UNACITA peut rejoindre l’UNACITA de deux manières :

 

1) L’intégration

 

Les formations communales, départementales, régionales intégrées prennent respectivement l’appellation de section, groupement et région. Ces formations sont régies par nos statuts et participent à la vie de notre association au même titre que nos formations propres. Elles peuvent conserver, accolé au sigle UNACITA, leur ancienne appellation.

 

2) L’affiliation

 

Les amicales affiliées conservent leur autonomie et leurs statuts, participent à nos activités, peuvent être représentées si elles le désirent aux échelons de direction.

 

Elles versent au Siège national un droit annuel d’affiliation élaboré en accord avec les représentants correspondants.

 

Par ailleurs, les colonnes de notre journal leur sont ouvertes.

 

Article 2 – Perte de la qualité de membre

 

Par référence à l’article 6 des statuts :

 

-          Tout membre qui, dans l’exercice de ses fonctions ou autrement, porterait un préjudice moral ou matériel à l’association, pourra être suspendu ou rayé de ses fonctions par décision du Conseil d’Administration.

-          Les Conseils d’Administration des différents échelons ont délégation pour appliquer les mesures, ci-dessus, aux membres de leur ressort, lesquels peuvent faire appel aux instances nationales de l’association.

-          Toute attitude qui, au cours des séances du Bureau national (ou du Conseil d’Administration), à tous les échelons, qui sera non conforme à l’esprit UNACITA, donnera lieu à un rappel au règlement de la part du Président de séance, lequel en cas de récidive peut procéder à l’expulsion de l’intéressé et à sa radiation dans les conditions de l’alinéa précédent.

-          Le Président national peut suspendre ou démettre de ses fonctions un membre de l’association sous réserve de la décision du prochain Conseil d’Administration.

 

TITRE II : ORGANISATION

 

Article 3 – Echelons

 

L’organisation territoriale de l’association est définie par l’article 10 des statuts.

 

Les limites territoriales correspondent, en règle générale, aux limites administratives en vigueur au 31 décembre 2014. Elles peuvent être modifiées par décision du Président national. 3

 

Article 4 – Le Président national

 

Le Président national est désigné dans les conditions définies par l’article 7 des statuts. Il est élu lors du Congrès national pour une durée de 3 ans.

 

Il conduit la politique générale de l’association telle qu’elle a été définie par le Bureau et le Conseil d’Administration et exécute leurs décisions.

 

Il est responsable de la gestion financière de l’association au niveau national.

Il est seul habilité à représenter l’association auprès des pouvoirs publics au niveau national et notamment auprès du Ministre chargé des Anciens Combattants.

 

Tout membre de l’association a le droit de s’adresser directement à toute instance à condition que ce soit à titre personnel sans engager directement ou indirectement l’UNACITA.

 

Article 5 – Le Conseil d’Administration et le Bureau national

 

Le Conseil d’Administration et le Bureau national sont constitués et fonctionnent conformément aux dispositions de l’article 7 des statuts.

 

Si une place devient vacante, le Conseil d’Administration, sur proposition du Bureau national, peut procéder à la désignation d’un remplaçant pour la durée restant à courir du mandat devenu vacant.

 

Le Bureau peut être réuni, soit en séances plénières, soit en séances restreintes sur convocation du Président national.

 

Les décisions importantes, prises en séance restreinte, restent provisoires et doivent être soumises à la première réunion du Bureau ou du Conseil d’Administration.

 

Les Présidents adjoints et les Vice-présidents assument différentes missions de représentation et peuvent être chargés d’enquêtes.

 

Article 6 – Les Présidents de région

 

Les Présidents de région sont les représentants permanents directs du Président national dans leur circonscription.

 

Ils sont désignés par le Président national.

 

Article 7 – Les Présidents de groupement

 

Les Présidents de groupement sont désignés par le Président national sur proposition du Président de région concerné ou en concertation avec lui.

 

Lorsqu’un groupement n’est pas subordonné à un échelon région, son président est le représentant permanent direct du Président national dans sa circonscription.

 

Le groupement correspond, en principe, au niveau département. Cependant, il peut rassembler des membres de départements limitrophes si leur nombre est insuffisant pour constituer un groupement ou une section.

Article 8 – Dispositions communes

 

Les fonctions des Présidents de région ou de groupement sont des fonctions personnelles distinctes des présidences de section qu’ils peuvent exercer par ailleurs.

 

Les Présidents de région ou de groupement ont toute latitude pour organiser à leur niveau respectif les équipes susceptibles de les assister dans leurs fonctions, sous forme de Bureau ou autrement.

 

Ils sont responsables des fonds qu’ils détiennent au titre de leurs fonctions et doivent rendre compte annuellement de leur gestion au Président national ou à tel représentant désigné par lui, selon les modalités fixées par le bureau national. Ils sont chargés :

 

-          de la diffusion, dans leur circonscription, des informations reçues au Siège,

-          des contacts au nom de l’UNACITA avec les autorités civiles et militaires de leur niveau (régional, départemental),

-          de la coordination des activités des groupements (régions) et des sections (groupements), calendrier, participation avec certaines associations,

-          de la coordination des actions de recrutement (créations de sections, recrutement individuel).

 

TITRE III – LA SECTION

 

Article 9 – Personnalité de la section

 

Unité de base de l’association, la section en constitue la force vive. Elle n’a pas de personnalité juridique propre mais ses dirigeants conservent toutes les responsabilités personnelles attachées à leurs fonctions. Ils ont toute liberté pour exercer leur action dans le cadre de la coordination définie par l’association. Ses statuts et son règlement intérieur sont ceux de l’association.

 

Article 10 – Composition de la section

 

La section comprend un Président, un Bureau et des Membres.

 

A la création de la section, le Président peut être désigné par le Président national ou régional. Il est, par la suite, élu avec le Bureau à la première Assemblée générale de la section.

 

En cas de vacance du Président de section, les mesures conservatoires seront prises au niveau régional.

 

Article 11 – Création – Dissolution

 

La décision de création d’une section est prise par le Président national sur proposition ou en accord avec le Président de région ou de groupement. Le Président national en avise les autorités territoriales civiles et militaires concernées.

 

Il n’y a pas lieu pour la section de constituer de dossier en préfecture lors de sa création puisque sa personnalité juridique est assurée par l’UNACITA sur le plan national.

 

La décision de dissolution d’une section est prise par le Président national qui fixe, en fonction de chaque cas particulier, les dispositions liquidatives à prendre.

 

Article 12 – Ressources

 

Les ressources de la section sont, à son échelon, celles définies à l’article 11 des statuts.

La section a l’autonomie financière en ce qui concerne la gestion des fonds qu’elle détient. Le Président de section est responsable de la régularité des comptes devant l’association. Il lui est conseillé, pour la conservation de ses fonds, de se conformer aux dispositions définies dans l’article 15.

 

TITRE IV - DISPOSITIONS DIVERSES

 

Article 13 – Carte d’adhérent

 

Une carte d’adhérent de modèle national est délivrée à tous les membres avec l’indication de la qualité (membre d’honneur, donateur, actif, etc …).

 

Article 14 – Cotisations

 

Elles sont dues annuellement par tous les membres, sauf les membres d’honneur. Elles doivent être versées au siège par les régions ou par les groupements, chaque année, avant le 1er  Juillet.

 

Toutefois, les sections pourront être autorisées à verser directement les cotisations au siège, sous réserve d’appliquer strictement les consignes définies par le trésorier national et de rendre compte à leur échelon supérieur.

 

Les cotisations versées par les membres de l’UNACITA et qui sont annuellement recouvrées appartiennent à l’UNACITA.

 

Pour exercer leurs fonctions spécifiques définies à l’article 8 du présent règlement, les présidents de chaque échelon reçoivent, sur attribution faite par le Conseil d’Administration national, une quote-part des cotisations des membres de leurs circonscriptions.

 

Le montant et la répartition des cotisations, entre les divers échelons de l’association, sont fixés par le Conseil d’Administration national.

 

Le paiement de la cotisation donne droit aux différents services assurés par l’association (journal, assistance administrative, assurance associative, etc …). Ces services ne sont pas fractionnables. »

 

Article 15 Gestion des fonds

 

Chaque échelon est autorisé à ouvrir, pour la conservation de ses fonds, un compte bancaire au nom de son échelon. Dans ce cas, le président national doit émettre une autorisation d’ouverture de compte. En cas de dissolution de l’échelon, le président national est habilité :

-          à clôturer les comptes ouverts par cet échelon,

-          à recevoir les fonds résiduels,

-          à décider de la dévolution des fonds résiduels.

 

Article 16 Service social

 

Les actions sociales sont des actions de contact, du ressort des sections et des groupements. Elles comprennent les visites aux hôpitaux, la constitution des dossiers d’aide sociale, d’indemnités, d’aide judiciaire, les interventions en vue de reclassement, l’étude des problèmes d’hébergement, de pension, etc…

 

Sur demande d’un échelon, le Siège peut apporter une aide de conseil au profit de ces différentes actions ou d’appui auprès des instances locales concernées. Les demandes sont transmises à l’échelon immédiatement supérieur pour avis, avant d’être soumises au Siège pour décision.

 

Si une intervention directe auprès de l’Administration centrale est nécessaire, elle est traitée par le Siège. »

PROJET DE LOI

15 oct

 

Attribution de la carte du combattant aux militaires ayant servi quatre mois ou plus en opérations extérieures

I. – Le quatrième alinéa de l’article L.253 bis du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, est remplacé par les deux alinéas suivants :

« Les personnes civiles qui, en vertu des décisions des autorités françaises, ont participé aux opérations au sein d’unités françaises,

« qui ont pris part à des actions de feu ou de combat au cours de ces opérations. ».

II. – Au premier alinéa de l’article L.253 ter du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, les mots : « possédant la nationalité française à la date de présentation de leur demande » sont supprimés.

III. – Après le deuxième alinéa de l’article L.253 ter du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Une durée d’au moins quatre mois de service effectuée au titre des conflits, opérations ou missions mentionnés à l’alinéa précédent est reconnue équivalente à la participation aux actions de feu ou de combat prévue au cinquième alinéa de l’article L.253 bis ».

IV. – Le III du présent article entre en vigueur à compter du 1er octobre 2015.

Exposé des motifs :

Le présent article permet d’attribuer la carte du combattant aux militaires ayant servi en opération extérieure (OPEX) durant au moins 4 mois. Cette mesure vise ainsi à témoigner la reconnaissance de la Nation à l’égard des anciens combattants.

A l’occasion de cette modification de l’article L.253 ter du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, les conditions de nationalité figurant aux articles L.253 ter et L.253 bis sont supprimées.

http://www.juritravail.com/codes/code-pensions-militaires-invalidite-victimes-guerre/article/L253%20bis.html

 

 

LE CAMP 113

29 juil

extrait du livre CAPTIFS DU VIET MINH du CAPITAINE Thomas

 LE CAMP 113 dans Livres couverture

Ce fut par étapes journalières successives de 15 à 20 kilomètres, marquées par de nombreuses haltes diarrhéiques que nous nous dirigeâmes vers le Camp 113. Notre  organisme affaibli et l’état lamentable de nos pieds ne nous permettaient, en aucun  cas, de faire plus. Nos deux gardes semblaient d’ailleurs l’avoir compris, ils  nous laissaient toute latitude pour régler la marche à notre guise. Ils avaient certainement dû recevoir des ordres dans ce sens avant notre départ, la consigne étant  sans aucun doute de nous livrer en piteux état, certes, mais vivants au Chef du Camp 113.

Chaque soir, nous mangions et logions chez l’habitant. Notre condition alimentaire  s’était sensiblement améliorée, nous devions atteindre les 500 grammes de riz par  jour, servis en deux repas, avec quelques légumes et parfois même de la viande de porc, suppléments toujours gracieusement offerts par les paysans qui nous hébergeaient.

Le ler mars 1953, nous touchions enfin au but, littéralement crevés », mais avec  néanmoins une lueur d’espoir quant à l’amélioration prochaine de notre  condition de vie. Le dernier cours d’eau assez profond fut franchi « à  poil », la tenue de combat enroulée autour du cou, sur la charge de riz, avec  l’aide précieuse de nos deux bo-doï, nos anges gardiens depuis notre départ de  Nghia-Lo. A force d’habitude, ils nous étaient devenus presque sympathiques. Sur la  rive opposée se dressait le Camp 113. Le grand appentis abritant les cuisines se tenait aux abords immédiats de la rivière.

Le camp proprement dit, dont on apercevait les premières cagnas dissimulées sous la  végétation, s élevait à 200 mètres de là. Les premiers pensionnaires rencontrés,  presque aussi mal en point que nous, ne furent guère curieux ni loquaces. Etaient-ils  blasés, ou bien respectaient-ils tout simplement notre misère et notre fatigue ? Les  deux suppositions pouvaient être admises.

Dès notre arrivée, nous fûmes conduits chez le Chef de camp. Homme sans âge, de  taille moyenne, sec, comme la plupart de ses compatriotes, ni sympathique ni franchement  antipathique, il nous souhaita la bienvenue en ces termes : « Je suis heureux de vous accueillir au Camp 113. Je sais tout de vous.. Mais quoi que vous ayiez pu faire avant  votre capture, vous serez hébergés, nourris et soignés ici dans les mêmes conditions  que vos camarades simples combattants selon les principes humanitaires prescrits par notre
vénéré Président. Cette mansuétude à votre égard ne devra toutefois pas vous faire  oublier votre position de « criminel de guerre ». E vous faudra obéir sans  discuter aux ordres des gardes, du surveillant général, de mon adjoint ici présent,  français comme vous, mais qui depuis 1945 a choisi le camp de la paix ».

Instinctivement, nous suivîmes le regard du Chef de camp pour tenter de distinguer les  traits de celui qu’il venait de nommer. Assis à l’écart, dans la pénombre,  demeuré silencieux depuis notre entrée afin, vraisemblablement, de mieux nous observer,  nous ne l’avions pas remarqué. Son image était trop floue pour nous permettre de le  définir. Le Chef de camp ne nous en laissa d’ailleurs pas le temps.

« Monsieur BOUDAREL, dit-il, est chargé, sous ma responsabilité, d’animer ce  camp, c’est-à-dire d’assurer votre rééducation politique, d’organiser  vos loisirs, de vous donner le goût du travail manuel afin de faire de vous, fils  égarés d’un peuple travailleur, épris de liberté, des hommes nouveaux, des  combattants de la paix. Je compte sur votre concours et votre bonne volonté. Maintenant,  allez rejoindre vos camarades et vous reposer. J’ai donné les ordres nécessaires  pour votre installation ».

Nous venions d’entendre notre Nième leçon de morale socialiste. En dépit du ton  persuasif de la dernière phrase, elle n’avait, comme les précédentes, profité  qu’à son auteur, entretenant chez lui, comme un besoin, l’illusion de sa  médiocre importance. Quant à son adjoint, il en fut pour ses frais. Blasés à tout  jamais par de tels propos, nous étions, mon camarade et moi, restés sans réaction. Sa  manière de procéder, d’épier dans l’ombre pour le compte de nos ennemis, le  comportement de ses malheureux compatriotes, qu’il allait, par sa trahison,  contribuer à avilir, me le rendit d’emblée antipathique.

Une nouvelle de notre arrivée s’était très vite répandue. Aussi, dès mon  apparition, je fus immédiatement assailli de questions. La plupart de mes camarades de  combat étaient là, avides de nouvelles. Ils m’avaient d’ailleurs tous cru  mort. Leurs visages maigres, leurs yeux enfoncés, leur teint bilieux m’ôtèrent une  partie de mes illusions quant à une amélioration substantielle de ma condition de vie.
Toutefois, leur nombre, leur présence, leur sollicitude me réconfortèrent. C’est  la raison pour laquelle, pressé de questions, je leur fis, malgré ma lassitude, le  récit détaillé de mes cinq longs mois d’internement éprouvant même, au fur et à  mesure que je débitais mon long monologue, un impression de soulagement, comme si le  simple fait de leur raconter ma récente misère pouvait la leur faire partager.

Mon adaptation au rythme du camp allait durer une dizaine de jours, au cours desquels,  bénéficiant de la complicité de mon chef de groupe et de l’esprit de solidarité  des hommes valides, je parvins à éviter la plupart des corvées. Ce court répit me  permit de récupérer un tant soit peu de mes forces et de soigner tant bien que mal mes  plantes de pieds et chevilles avec l’aide et grâce au dévouement et à  l’esprit inventif et débrouillard de Kemen, seul et unique infirmier du camp. Ce  laps de temps me donna également l’occasion de faire plus ample connaissance avec  les lieux et d’étudier les hommes, leur comportement et leurs réactions face à  leurs misérables conditions d’existence.

Le Camp 113 était bâti sur une sorte de promontoire boisé, mais débroussaillé,  avec, en son milieu, une clairière artificielle aménagée en amphithéâtre, dans lequel  des rondins posés directement sur des troncs d’arbres sectionnés faisaient office  de bancs. Face à ces bancs, une estrade. Délimitant cet amphi, sur ses côtés est et  ouest s’élevaient deux rangées de cagnas, comportant chacune deux bâts-flancs et  une allée centrale, dissimulées sous la frondaison. Sur chacun des autres côtés  aboutissait un chemin. L’un descendait en un large virage à gauche vers les  habitations des autorités et des gardes, puis, plus loin, vers les cuisines et la  rivière, l’autre menait tout droit, en pente douce, vers la cagna baptisée  « ‘infirmerie ».

Rien ne délimitait le camp, ni rideau de bambou ni clôture de barbelés ni mirador,  c’était superflu. Tout autour de nous, c’était la jungle hostile, avec ses  embûches, ses fauves, ses serpents, ses myriades d’insectes de toutes espèces.  Approximativement, nous situions le camp à 70 km de la frontière de Chine, à 20 km du  grand village de Vinh-Thui (6) placé au point de jonction de notre cours d’eau avec  la Rivière Claire, à 200 km de Tuyen-Quang, à 350 km de Vietri poste français le plus  proche, à 450 km de Hanoï, à plus de 14-000 km de la France à vol d’oiseau.

Le camp était occupé par quelque 320 prisonniers, tous d’origine européenne,  parmi lesquels 7 officiers attendaient depuis des mois leur transfert au Camp N’ 1,  une trentaine de sous-officiers dont une dizaine d’adjudants-chefs et  d’adjudants. Sur ce nombre, 270 environ survivaient dans des conditions précaires  d’alimentation, d’hygiène et de prophylaxie.

A l’infirmerie, véritable antichambre de la mort, 20 squelettes à pieds  d’éléphant  agonisaient sous un essaim de grosses mouches vertes. Malgré le  dévouement de Kemen et sa médication de fortune, ils étaient vaincus par la faim,  vidés par la dysenterie, minés par le paludisme, l’avitaminose, les ascaris, la  peau rongée par les champignons de la dartre annamite, de la bourbouille et du  hong-kong-foot. Parmi ceux qui n’avaient plus aucune réaction et qui allaient mourir  le soir même ou dans la nuit, certains avaient les lobes d’oreilles et la base des  narines entamés par les rats. C’était un spectacle affreux.

Dans les cagnas, le reste de l’effectif atteint des mêmes maladies, à un degré  moindre peut-être, mais cependant d’une autre non moins mauvaise : « la maladie  du bât-flanc » (mauvaise habitude consistant à rester allongé en dehors des heures  normales de repos), se préparait à remplacer, à plus ou moins brève échéance, à  l’infirmerie, leurs camarades qui allaient mourir.

En somme, la hantise au camp était dominée par la hantise de la mort. C’était  un véritable mouvement continu, à sens unique, irréversibles Tous ceux qui étaient  admis à l’infirmerie mouraient. Les agonisants attendaient la mort, les épuisés  prenaient la place des agonisants, les sans-espoir succédaient aux épuisés, les  nouveaux arrivés comblaient les vides entretenant ainsi le cycle. Le taux de mortalité  variait entre 25 et 40 décès par mois, et même plus, selon les saisons. La catégorie  la plus touchée était, sans conteste, celle des jeunes de 18 à 25 ans, fait qui  tendrait à confirmer que l’homme n’atteint son point de maturité qu’à 25  ans. Autre constatation : les célibataires tenaient moins bien le coup que les mariés.  Là encore, je pense qu’un facteur stimulant intervenait pour maintenir à un niveau  plus élevé le moral et la volonté de survie de l’homme marié : sa responsabilité  de chef de famille.

Dans un but d’organisation, les pensionnaires étaient répartis par groupes de 30  à 40. Le responsable du groupe ou animateur était élu par ses camarades. Son  investiture restait toutefois subordonnée à l’approbation du Chef de camp, ou  plutôt de son adjoint, BOUDAREL, le « théoricien », qui en sa qualité  d’ex-professeur de philosophie au lycée de Saigon, était plus apte à jauger les  hommes, d’autant plus que ceux-ci étaient ses compatriotes. L’animateur avait  des responsabilités très limitées. Il veillait au maintien de la propreté des locaux
communs, à l’observation de l’hygiène collective dans la mesure des moyens  (inexistants), procédait aux appels sous la tutelle d’un garde ou du surveillant  général, dirigeait l’activité du. groupe en matière d’éducation politique  et de loisirs, participait avec ses pairs à la rédaction des motions, manifestes ou  lettres.

Du lot des animateurs émergeait l’Adjudant R…. beau parleur, à la réplique  facile, doté d’une conscience élastique lui permettant de s’adapter à toutes  les situations en profitant de toutes les circonstances pour arriver à ses fins, même  s’il devait pour cela user de procédés peu recommandables tels que le mouchardage  et les fausses accusations. Sa façon de louvoyer, d’aller au-devant des désirs des
autorités et de les satisfaire au-delà de leurs espérances, son goût très marqué,  pour les idées professées dans les cours politiques qu’il animait par ses  initiatives hardies et ses prises de position catégoriques, toujours bien accueillies par  BOUDAREL, lui conféraient une certaine notoriété. Celle-ci lui donnait de  l’ascendant sur un petit noyau de prisonniers sans envergure ni personnalité  (sous-officiers pour la plupart), qui préféraient cette solution de facilité consistant  à abonder dans ses idées et se placer sous sa protection, pensant de cette manière  pouvoir s’attirer les bonnes grâces de leurs geôliers.

Ainsi se présentait à moi le Camp 113, avant mon intégration complète en son sein.

Quoiqu’il en fut, le sentiment de sécurité que procurait la masse de mes  compagnons d’infortune, la chaleur des amitiés retrouvées, la création de  nouvelles, notamment parmi mes compatriotes bretons me libérèrent progressivement de  l’angoisse incessante ressentie au cours de mes cinq premiers mois  d’internement. C’est pourquoi, malgré ma fatigue persistante, la faim, les  plaies incomplètement guéries, la dysenterie qui me sciait les tripes, les accès de  palu de plus en plus fréquents, le béri-béri, je retrouvai peu à peu mon calme. Ma
volonté de vivre, un instant ébranlée, reprenait le dessus.

« Criminels de guerre, vous êtes ici pour expier vos fautes, vos crimes! »,  c’était l’éternel refrain. Le système de rééducation imposé aux
prisonniers était axé tout entier vers ce but. Le vieil homme devait faire place à un  homme nouveau. Les mercenaires sanguinaires du capitalisme international devaient se  transformer en véritables et agissants combattants de la paix, selon le procédé  marxiste, le seul valable, qui consistait à affamer les corps (c’était chose faite)  pour disposer plus facilement des esprits (ce qui fut plus difficile).

Notre emploi du temps s’établissait, en principe, de la manière suivante: Les  matinées étaient consacrées aux corvées courtes, corvée de bois, lessive,  débroussaillage, etc. La corvée de bois avait lieu tous les jours (le bambou brûle  vite), la corvée de riz tous les dix jours environ (distance variable, 15 à 25 km). La  corvée de sel (30 à 40 km), de loin la plus pénible, la plus harassante, le plus  souvent conduite par BOUDAREL, durait deux, trois et parfois même quatre jours.  L’équipe qui y participait perdait à chaque fois deux, trois ou quatre hommes en  cours de route ou après le retour au camp, un nombre analogue un ou deux jours plus tard.  Les après-midi étaient consacrées à l’éducation politique par BOUDAREL, aux  séances d’autocritique, auxquelles je ne me suis jamais plié, n’ayant rien à  me reprocher. Mais il n’en était pas de même de nombreux autres camarades, qui  s’accusaient d’exactions invraisemblables, puis juraient sur leurs grands dieux
qu’ils allaient passer le reste de leur captivité à s’amender, à se repentir  dans le but avoué d’entrer dans les bonnes grâces de leur laveur de cerveau, avec  l’espoir de faire partie de la prochaine libération anticipée. Les meetings  coîncidaient avec les bonnes nouvelles du front ou les exploits des stakhanovistes  russes. Les soirées étaient meublées soit par des veillées au cours desquelles  alternaient chants et sketchs, soit par des discussions au sein des groupes.

Tous ceux qui pouvaient tenir debout participaient aux corvées et aux activités du  camp. « Si pas travailler, c’est pas manger telle était la devise du surveillant  général.

Notre bonne ou mauvaise volonté à admettre la vérité enseignée conditionnait tout  le système. C’est pourquoi, les lendemains des cours ou meetings sans résultats  satisfaisants, on voyait s’allonger la corvée de bois de 4 à 5 km, la corvée de  riz de 10 à 20 km. Pour la même raison, la quantité de riz aux repas diminuait, le cube  de viande de buffle disparaissait bientôt du menu sous prétexte de pénurie momentanée.
Par contre, lorsque des progrès étaient constatés dans notre éducation, le phénomène  inverse se produisait. Dans ces moments-là – ils étaient rares – les autorités auraient  facilement sacrifié deux ou trois chèvres. Bref, comme notre estomac, le système était
élastique.

Bien que supérieure de 200 à 250 grammes à celle servie dans les camps de  représailles et qui m’avait fait perdre 20 kilos en cinq mois, la ration alimentaire  quotidienne était nettement insuffisante pour maintenir les corps, déjà vidés de leur  substance, en état de résister aux fatigues journalières, aux maladies, à la rigueur  du climat.

Cette ration représentait une certaine quantité de denrées alimentaires  correspondant à la valeur en piastres « Ho-Chi-Minh » d’un kilo de riz. Ce  qui ne voulait pas dire que chaque prisonnier percevait un kilo de riz par jour.
C’était plus subtil et plus compliqué que cela. Théoriquement – je dis bien  théoriquement – la ration homme-jour se- décomposait comme suit

Riz = 600 g

Sel = 5 à 10 g

(perceptions très irrégulières, souvent un mois sans)

Viande = 10 à 20 g de viande de buffle

Légumes = pratiquement inexistants, à part une fois de temps en temps, 1 des liserons  d’eau, des racines de manioc, des feuilles de courges, des herbes comestibles.

Le kilo de riz étant taxé à 20 piastres, la ration homme-jour de riz représentait  déjà, à elle seule (20 X 600) : 1000 = 12 piastres. L’équivalent en piastres des  400 g restants, soit (20 – 12) = 8 piastres était utilisé pour l’achat, à  l’intendance ou chez l’habitant, des autres denrées. Le sel, élément de  soutien indispensable à l’organisme, en particulier dans les pays tropicaux, où  l’on transpire tellement, était une denrée très rare. Importé de Chine, ou  provenant du delta par voie de contrebande, il était hors de prix. En somme, il ne  restait même plus 8 piastres pour acheter la viande et les légumes. Même en tablant sur  8 piastres, chaque prisonnier ne pouvait, en dehors des vieux buffles prêts à crever,  espérer journellement et raisonnablement prétendre qu’à quelques grammes.

En admettant que la totalité du riz absorbé fut assimilée par l’organisme, ce  qui reste à vérifier, cette ration de famine fournissait à chaque prisonnier un maximum  de 2.000 calories par jour alors qu’il lui en aurait fallu 4.000 pour se maintenir en  condition en raison de ses activités et de la rigueur du climat, qui le créaient parmi  les travailleurs de force de 2ème catégorie.

Mieux qu’un long exposé, le tableau comparatif joint en annexe montre d’une  manière saisissante les déficits en calories et principes énergétiques de la ration  alimentaire servie aux prisonniers de guerre dans les camps du Viet-Minh par rapport aux  besoins normaux d’un travailleur de même condition.

Ainsi, donc, pour rétablir l’équilibre entre la quantité de calories reçues  (2.000) et la quantité de calories dépensées (4.000), le prisonnier devait chaque jour  puiser dans ses propres réserves les 2.000 calories manquantes. Durant les premiers mois  de la captivité, ce processus de restitution par l’organisme d’une quantité  d’énergie « travail » supérieure à la quantité d’énergie  aliment » reçue se concevait, mais plus après six ou neuf mois de détention. En  effet, passé ce délai, il ne restait plus un gramme de graisse à brûler dans les  organismes décharnés des prisonniers. C’est la raison pour laquelle, passé ce  délai, la plupart mouraient.

Mais alors, me direz-vous, comment les autres ont-ils fait pour survivre ? Là est  l’énigme ! D’autres avant nous ont vécu dans des conditions non pas analogues,  mais comparables : ce sont les détenus des camps de concentration nazis. Eh bien, malgré  l’effroyable hécatombe, quelques-uns ont survécu. Ceux qui avaient la foi, un  idéal ou une responsabilité familiale capables de garder intact leur moral. Je pense
qu’il en a été de même pour les survivants des camps du Viet-Minh.

Le mois de juin 1953 fut fertile en événements. Vers le 5 du mois, une vingtaine de  prisonniers, sélectionnés parmi les plus évolués politiquement, furent dirigés vers  les lignes françaises en vue de leur libération. Comme il y avait peu d’élus, il y  eut beaucoup de déçus, en particulier dans le clan des mouchards et rampants notoires,  dont le chef spirituel riait jaune. Parmi les élus, deux réintégrèrent le camp après  trois semaines d’absence. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au dernier moment,  juste à la minute où ils croyaient le miracle accompli, leur directeur de conscience (le  commissaire politique) leur avait signifié qu’il leur manquait encore un petit  quelque chose, en matière de rééducation, pour être digne de bénéficier de la  clémence du président Ho. En vérité, tout était prévu dès leur départ du camp,
c’était dans la ligne du système. Quel terrible choc moral pour ces deux pauvres  types ! Certains camarades furent à maintes reprises les victimes de ce jeu cruel.

Pour ceux qui restaient, cette libération eut toutefois une conséquence heureuse. En  effet, par l’intermédiaire de nos camarades libérés et des autorités militaires  françaises qui les avaient accueillis, nos familles allaient enfin savoir ce que nous  étions devenus, être fixées sur notre sort. Il n’avait certes pas été question  de remettre de lettres à ceux qui étaient partis, une telle pratique était strictement  interdite et bien trop risquée pour le prisonnier qui avait eu la chance de quitter le  camp. A propos de nouvelles, je signale que la dernière lettre adressée à ma femme  remontait au 14 octobre 1952. Depuis, plus rien, hormis le bref communiqué habituel des  autorités militaires « porté disparu, présumé prisonnier ! » que le maire de  Morlaix avait eu la pénible mission de transmettre. Depuis ma capture, je songeais
souvent à la terrible angoisse dans laquelle ma famille vivait, sans nouvelles depuis  huit mois, ne sachant même pas si j’étais encore de ce monde. En ce mois de juin  1953, beaucoup de familles eurent hélas à déplorer la mort d’un des leurs, et  déjà la très longue liste s’allongeait tous les jours. Tous nous redoutions  l’issue fatale.

La recrudescence de la mortalité, en ce début de mois, maintenait cet état  d’esprit. La chaleur étouffante annonciatrice de la mousson y était pour une grande  part responsable. On enterrait à tour de bras un, deux, trois, quatre par jour et parfois  plus. L’équipe des croque-morts du Capitaine Thomasi, chargée de creuser les  tombes, ne suffisait plus, on dut la renforcer.

L’infirmerie, où les condamnés à mort ne faisaient que passer, était pleine  d’hommes nus, squelettiques, complètement déshydratés, qui n’avaient même  plus la force ou la volonté ni de manger, ni de se lever pour satisfaire leurs besoins  naturels. Leur immobilité cadavérique, pouvait-on dire, ne permettait quelquefois pas,  à première vue, de distinguer ceux qui venaient de mourir des moribonds. Il n’y  avait cependant pas besoin de tâter le pouls ou le coeur pour constater la mort. En  effet, dès que l’âme avait quitté le corps de celui qu’allait pourrir en  terre du Viet-Nam, les ascaris se montraient, fuyant par l’anus ou par la bouche les  intestins ou l’estomac de celui qu’ils avaient patiemment mais inexorablement  aidé à mourir.

Ascaris, excréments, mouches, asticots souillaient en permanence les bât-flancs de  cette morgue-infirmerie où, inlassable, Kemen, aidé depuis peu par deux camarades,  faisait tout ce qui était en son pouvoir pour soulager les souffrances et maintenir un  semblant d’hygiène. Son dévouement faisait l’admiration de tous. Comment  faisait-il pour ne pas céder au découragement devant l’inutilité de ses efforts devant la carence des autorités responsables qui ne lâchaient leurs comprimés de  paludrine, d’opium ou de stovarsol qu’au compte-gouttes ? Certes, l’amour  de son métier y était pour quelque chose, mais il y avait aussi – et surtout – son  esprit de solidarité. Ce n’étaient certainement pas les mêmes sentiments qui  animaient l’intellectuel BOUDAREL, « Eminence Rouge » du camp pour se faire  le complice agissant de cette entreprise de destruction massive de compatriotes. Le  comportement de cet homme était incompréhensible ; son indifférence dépassait  l’imagination. L’idéologie marxiste avait dû lui mettre une pierre à la place  du coeur.

Un membre de l’équipe des cuistots ayant été libéré, je fus dès son départ  appelé à le remplacer. Je ne m’attendais pas du tout à cette affectation. Elle ne  me réjouissait pas. C’était un poste à très grande responsabilité compte tenu  des maigres rations mises à notre disposition pour la distribution. Si pour le riz la  répartition était relativement facile, il n’en était pas du tout de même pour la viande.

Diviser 6 kilos de viande en 300 parts égales n’était pas, je vous  l’avoue, chose aisée. Il ne fallait pourtant léser personne, c’eût été impardonnable, surtout en cette période de mortalité jamais égalée. Pour la viande, il  fallait encore tenir compte de la chaleur. Crue, elle ne se conservait qu’un jour ;  cuite, trois jours au maximum, et encore fallait-il la recouvrir d’une bonne couche  de graisse pour éviter tout contact avec l’air chaud ambiant et les mouches.  J’aurais bien volontiers cédé mon poste à l’Adjudant R.., patron des soumis, qui paraissait jalouser ma place, s’il n’avait tenu qu’à moi de prendre  cette décision.

Vers le 30 juin, nous reçûmes la visite d’un avion d’observation français  : les libérés avaient bien situé le camp aux autorités militaires françaises. Avec  notre complicité, il repéra le camp dès le premier passage. Le lendemain, un Dakota de  la Croix-Rouge nous parachutait vivres, médicaments et certainement courrier. Nous  n’en vîmes pas la couleur. La plus grande partie fut récupérée par l’armée  populaire, le reste par le Chef de camp et ses adjoints. Kemen reçut, en plusieurs fois,  quelques boîtes de lait concentré, quelques comprimés supplémentaires que, la mort  dans l’âme, il ne fut autorisé à administrer qu’aux mourants – à ceux qui  n’en avaient plus besoin – parce que, chez eux, le point de non-retour était atteint  ou déjà franchi. Quel gâchis !

La situation sanitaire se dégradait de jour en jour, et l’affaiblissement  général et progressif des individus à la fin de juin laissait présager le pire. On  voyait des prisonniers, apparemment bien portants la veille ou l’avant-veille, mourir  subitement. Les rats, qui proliféraient à une cadence prodigieuse, furent rendus  responsables de ces décès subits et rapides. Dans une certaine mesure cette accusation  était justifiée, des cas analogues s’étant déjà présentés dans d’autres  camps, où la spirochétose, maladie provoquée par une bactérie transmise par les urines  du rat avait fait des ravages. Pour tenter d’en réduire les causes et les effets,  une chasse aux rats fut immédiatement organisée. En quelques jours, une bonne centaine  de ces rongeurs passa de vie à trépas. La cadence des décès ne ralentit pas pour  autant.

Jusqu’à cette date, la mort n’avait touché que des hommes de troupe et  quelques sous-officiers, dont la valeur marchande, pour les Viets, n’avait que peu  d’importance, mais elle pouvait bientôt, sans crier gare, frapper les quelques  officiers encore présents au camp, au sort desquels la Croix-Rouge Internationale  s’intéressait. Leur disparition risquait de soulever des problèmes, notamment à  l’heure des règlements de comptes à la fin de la guerre, lors de l’échange  des prisonniers. Il devenait donc urgent de les soustraire au plus vite au danger  immédiat. Les autorités agirent sans retard, à l’exception du Capitaine Thomasi,  dont les raisons du maintien nous échappaient. Ils furent dès les premiers jours de  juillet mis en route sur le Camp, N’ 1.

Devant la recrudescence de la mortalité, chacun réagit selon sa dose de volonté du  moment. Un grand nombre de prisonniers s’abandonna au désespoir, malgré les efforts  des plus valides pour les inciter à réagir. L’hygiène individuelle et collective  se relâcha à un point tel que l’emploi de la force devint nécessaire pour obliger  certains camarades à prendre leur bain quotidien, à laver et bouillir leur tenue de
paysan, seul et unique vêtement, à ébouillanter leur panier à riz et ké-bat à  goyave, à bouillir leur eau de boisson, à nettoyer leur bât-flanc, à se rendre aux  feuillées pour faire leur chiasse, et à manger la totalité de leur maigre ration de  riz.

Personnellement, ma conscience et mon moral furent mis à rude épreuve. Je supputais  mes chances de survie : elles étaient minimes. Ex criminel de guerre dangereux,  imperméable aux cours politiques, il était illusoire, pour moi, de compter sur la faveur  d’une libération anticipée. La guerre durait depuis 8 ans, elle pouvait encore  durer autant, peut-être même plus. Nous ne connaissions, de la situation militaire, que  les communiqués de victoire du Viet-Minh ; ils ne me convainquaient guère.C’est devant tant d’incertitudes que germa peu à peu dans mon esprit  l’idée d’une évasion. Les risques étaient énormes, mais en cette période,  l’une des plus misérables que j’aie connues, l’évasion me paraissait  être la seule issue possible. Mieux valait mourir dignement, en tentant  l’impossible, plutôt que de mourir de maladie, ou tout simplement d’inanition  dans ce camp de concentration du bout du monde.

Le poste français le plus proche, Vietri, au confluent du Fleuve Rouge et de la  Rivière Claire était à quelque 350 km. Tenter l’aventure, à pied (pieds nus) par  les pistes à travers la jungle, sans carte ni boussole ni guide ni vivres de réserve  eût été de la folie. Même en empruntant le chemin le plus court, la route coloniale,  ce qui était impensable, il aurait fallu plus de 15 jours à un homme valide pour le
faire. La descente en barque ou en radeau de la rivière restait donc la seule et unique  solution. C’était le début de la mousson. Il pleuvait tous les jours. Le niveau du  cours d’eau qui arrosait le camp avait monté de près de trois mètres en moins de  dix jours. La vitesse du courant était de l’ordre de 10 à 15 km à  l’heure. Malgré la mise en garde des autorités contre les dangers d’une telle  tentative qui obligatoirement comportait la descente de la Rivière Claire, réputée pour  la traîtrise de son cours, ses récifs à fleur d’eau, ses rapides et ses tourbillons, il convenait de profiter des circonstances favorables.

Tenter seul l’aventure sur un radeau eût été également courir au suicide.  Seul, je n’aurais jamais pu le guider, le maintenir dans le sens du courant. Je  devais donc chercher un partenaire sûr et qui voulut bien affronter et partager tous les  risques et périls que cette folle tentative comportait.

L’adjudant Montagne fut ce partenaire. Ancien du Bataillon de Corée, nous avions  fait la traversée de Marseille – Haïphong ensemble et sympathisé dès le départ.  Affectés tous deux au ler Bataillon Thaï, lui à la 4ème Compagnie, unité qui tenait  le piton surplombant Nghia-Lo, moi à la C.C.B, nous nous étions revus très souvent  avant notre capture. A mon arrivée au Camp 113, il fut le premier à m’accueillir et à me réconforter. Militaire cent pour cent, marié, père de famille, il partageait mes  sentiments quant à nos chances de survie ; c’est pourquoi il accepta d’emblée  ma proposition, et cela d’autant plus facilement qu’il y avait lui-même songé.

Les préparatifs furent vite bâclés. Radeau et pagaies furent repérés à deux  kilomètres en aval du camp, au cours d’une corvée de bois. Notre projet, tenu  secret jusqu’au dernier moment, ne fut révélé qu’au Capitaine Thomasi et à  Kemen, qui nous fournit quelques comprimés de’ paludrine et de sel, ainsi  qu’une boule de riz de réserve, prélevée sur la ration des morts de la journée.
Le départ fut fixé au 14 juillet, après l’appel du soir.

Carte du combattant

29 juil

Arrêté du 28 juin 2012 modifiant l’arrêté du 12 janvier 1994 fixant la liste des opérations ouvrant droit au bénéfice de la carte du combattant au titre de l’article L. 253 ter du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026223263&dateTexte&categorieLien=id

 

 

ARRÊTÉ fixant, pour l’armée de terre et la gendarmerie nationale, la liste des unités et le relevé des actions de feu et de combat à prendre en considération pour l’attribution de la carte du combattant au titre des opérations menées en Afghanistan, pays et eaux avoisinants, à compter du 3 octobre 2001 et jusqu’au 31 décembre 2012.

 

http://www.boc.sga.defense.gouv.fr/pdf/2013/2013_044_p_defs1351506a_85464.pdf

 

Revalorisation de la retraite du combattant

15 juin

Un arrêté du 19 avril 2011 a porté à 13,85 euros la valeur du point d’indice servant au calcul du montant des pensions militaires d’invalidité, de la carte du combattant et du plafond majorable des rentes mutualistes ancien combattant.

Cette augmentation a pris effet le 1er octobre 2010 et tous les intéressés toucheront un rappel lors de leur prochaine échéance. La retraite du combattant s’élève donc à 595,55 euros par an, soit 297,775 euros à l’échéance semestrielle de règlement.

Pour percevoir cette retraite, il faut avoir plus de 65 ans, être possesseur de la carte du combattant et avoir fait demande de cette retraite.

Cette carte du combattant, comme le Titre de reconnaissance de la nation, permet également de se constituer une rente mutualiste ancien combattant subventionnée par l’Etat (de 12,5 % à 60 %) dont les versements sont déductibles du revenu imposable et le capital – selon les options – reversé sans droit de succession au bénéficiaire désigné, lors du décès du rentier mutualiste.

STATUTS

10 avr

UNACITA

Union Nationale des Anciens Combattants

d’Indochine, des T.0.E. et d’Afrique du Nord

 

Siège social 24 bis boulevard Saint Germain 75005 PARIS

Siège administratif (correspondances, gestions) 6 allée des platanes 67100

STRASBOURG

 

Téléphone 03.08.84.93.00 / email : jp.heintz@wanadoo.fr

 

STATUTS

 

Récépissé de déclaration ASS 28713 du 5-11-1956

J.O. n° 269 du 18-11-1956

 

Modification récépissé de déclaration de l’association n°W751032678 du 7/07/2015

J.O n°29 du 18/07/2015 annonce n°1087 page 3493

 

Article Premier.

 

L’U N A C I T A est ouverte:

- 1° Aux Anciens Combattants des armées Françaises masculins et féminins ayant servi en Europe, en Indochine, dans T.0.E. ou en A.F.N. ainsi que lors des guerres de 1914-1918 et 1939-1945 y compris les (malgré-nous) d’Alsace-Lorraine.

- 2° Aux membres de la résistance.

- 3° Aux conjoints, orphelins et ascendants des catégories citées ci-dessus.

- 4° Aux anciens militaires de carrière, engagés ou appelés, ayant participé à des opérations conduites par les armées Françaises et ne réunissant pas toutes les conditions légales ou réglementaires exigées pour l’attribution de la carte du combattant ou du titre de reconnaissance de la Nation, et sur décision du bureau national aux personnes susceptibles par leurs compétences, de concourir aux buts poursuivis par l’association.

Ces membres, dans la limite de 30% de ceux répertoriés au paragraphe de 1 à 3 ci-dessus, pourront exercer toutes les fonctions de l’association, à ’exception de celle de président et secrétaire général, sauf dérogation du conseil d’administration.

 

Article 2.

 

Le siège social est à :

75005 Paris 24 Boulevard Saint Germain

Le siège administratif (correspondances, gestions) est à :

67100 STRASBOURG 6 Allée des Platanes

 

Article 3.

 

L’association a pour objet :

- de travailler pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation et de ses idéaux.

- de resserrer les liens d’amitié entre tous les anciens combattants.

- d’aider les anciens combattants et leurs familles.

- de défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres.

 

Article 4.

 

Toutes discutions politique ou religieuse est formellement proscrite au sein de l’association. En aucun cas un candidat à un mandat électoral ne peut se prévaloir de sa qualité de membre de l’U.N.A.C.I.T.A.

 

Article 5.

 

L’association se compose de :

- Membres d’honneur

- Membres bienfaiteurs

- Membres donateurs

- Membres actifs

Sont Membres d’honneur, ceux qui ont rendu des services signalés à l’association, personnes, œuvres, sociétés françaises ou étrangères; ils sont dispensés de cotisation.

 

Sont Membres bienfaiteurs, ceux qui rendent des services spéciaux à l’association.

 

Sont Membres donateurs, ceux qui sont susceptibles de rendre des services à l’association.

 

Sont Membres actifs, ceux qui sont émunérés à l’article premier Les membres bienfaiteurs, donateurs et actifs acquittent respectivement des cotisations dont le montant est fixé par l’assemblée générale.

 

Les conjoints, orphelins et ascendants des quatre premières catégories énumérées à l’article premier acquittent une cotisation égale à la moitié de celle qui est prévue pour les membres actifs.

 

Article 6.

 

La qualité de membre de l’association se perd soit par démission, soit par radiation prononcée par le conseil d`administration pour manquement grave aux statuts et à l’esprit de l’U.N.A.C.l.T.A. (refus réitéré de paiement de la cotisation. etc…)

 

Le président national peut, à titre provisoire et sous réserve de la décision du prochain conseil d’administration, être appelé à décider en dernier ressort à prononcer une radiation provisoire.

 

Article 7.

 

L’association est dirigée par un conseil d’administration dont les membres sont élus pour quatre années par l’assemblée générale.

 

Le conseil d’administration se compose d’un maximum de 40 personnes.

Ses membres sont rééligibles.

 

Le conseil d’administration se renouvelle par moitié tous les deux ans, la première moitié à renouveler sera tirée au sort.

 

Le conseil d`administration se réunit au moins une fois par an sur convocation du président ou sur demande de la moitié de ses membres.

 

Les décisions sont prises à la majorité des membres présents, pouvoir compris, en cas de partage, la voix du président est prépondérante. Il est dressé un procès-verbal des séances.

 

Les membres de conseil ne peuvent recevoir aucune rétribution en raison des fonctions qui leur sont confiées à ce titre.

 

Le conseil choisit lors du congrès national parmi ses membres un bureau composé de :

-Un président

-Un président délégué

-Un secrétaire général

-Un trésorier

-Un minimum de 6 membres

 

L’assemblée générale élit pour deux ans deux variateurs aux comptes, qui peuvent être également administrateurs. Ils sont chargés de procéder à l’examen annuel de la comptabilité et de la gestion financière de l’association et d’en rendre compte une fois par an au Conseil d’Administration et lors des assemblées générales.

 

Article 8.

 

Le bureau national se réunit en principe tous les semestres sur convocation de son président. Il peut aussi être réuni exceptionnellement à la demande du tiers de ses membres. La présence du tiers de ses membres est nécessaire pour la validité des délibérations. Il est dressé un procès-verbal des séances.

 

Les procès-verbaux, consignés sur un registre particulier, sont signés par le président et le secrétaire général.

 

Article 9.

 

L’assemblée générale se réunit au minimum tous les deux ans à la date et au lieu fixé par le conseil d’administration et publiés au journal de l’U.N.A.C.l.T.A.

 

Le président national, assisté des membres du conseil, préside l’assemblée et expose ou fait exposer, la situation générale de l’association.

 

Le trésorier rend compte de sa gestion, sur laquelle l’assemblée générale est appelée à se prononcer après avoir entendu le rapport des vérificateurs.

 

Ne devront être traitées, lors de l’assemblée générale, que les questions inscrites à l’ordre du jour. L’assemblée générale procède à l’élection des membres du conseil d’administration dont le mandat est venu à expiration et des vérificateurs.

 

Les décisions sont prises à la majorité des membres présents.

 

Article 10.

 

L’association est organisée en :

 

- Régions

- Groupements départementaux

- Groupes cantonaux

- Sections

 

Ces entités sont responsables de leur propre gestion.

 

D’autre part, toute association ou amicale dont les buts sont conformes à ceux de l’U.N.A.C.l.T.A. peut s’affilier à celle-ci en conservant son autonomie.

 

Les décisions concernant la création, la dissolution ou l’affiliation de formations sont prises par le bureau national. Elles sont notifiées aux autorités intéressées.

 

Article 11.

 

Les ressources des associations se composent :

- Des cotisations et souscriptions des membres.

- Des subventions de l’état, des régions, des départements, des communes, et des établissements publics ou privés

- Des dons, du produit des fêtes, tombolas, etc…

 

Article 12.

 

Les dépenses du siège sont ordonnées par le président.

Le président ou à défaut, un membre du bureau national  dûment mandaté:

- signe tous les actes et délibérations

- représente l’association auprès des pouvoirs publics

- exécute les décisions du conseil d’administration ou de l’assemblée générale

 

Article 13.

 

Un règlement intérieur est établi par le conseil d’administration. Ce règlement fixe les divers points prévus par les statuts, notamment ceux qui concernent l’administration interne de l’association.

 

Article 14.

 

Les modifications des statuts sont proposées par le conseil d’administration et soumises à l’approbation de l’assemblée générale réunie en congrès national.

Les décisions de modifications sont prises à la majorité des membres présents ou régulièrement représentés. Le vote par procuration est possible.

 

Article 15

 

La dissolution de l’association ne peut être prononcée que par l’assemblée générale, réunie en congrès national, à la majorité de deux tiers, au moins des membres présents ou représentés.

Les biens de l’association seront attribués à des œuvres ou associations poursuivant des buts similaires et qui auront été choisies par le conseil d’administration.

                                                                                                                                                                                                                   timbre et signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

STATUTS ancienscombattantstoeafn

Aux Anciens Combattants des OPEX

8 nov

Hubert Falco, secrétaire d’État à la Défense, a accordé une interview à Jean Guisnel – Le Point.fr. 

Question : La France va reconnaître prochainement la qualité d’anciens combattants à tous les soldats ayant servi en opérations extérieures (Opex). Pourquoi cette mesure ? 

Hubert Falco : Elle était réclamée depuis vingt ans ! Jusqu’à présent, les critères permettant d’obtenir la qualification de combattant exigeaient que le soldat concerné ait été directement confronté à un ennemi, les armes à la main.

C’était sûrement valable pour celle que nous appelons la « première génération du feu » qui a combattu durant la Première Guerre mondiale, pour la seconde qui a connu la Deuxième Guerre mondiale et pour la troisième qui a vécu les conflits indochinois et algérien.

Aujourd’hui, on est entré dans une nouvelle définition de la génération du feu : nos soldats sont des soldats de la paix. Ils combattent, mais sur les territoires sur lesquels ils sont engagés, ils ont aussi à conduire des missions de surveillance ou de maintien de la paix.

Nous avons aujourd’hui 10.000 militaires en Opex. Ils ne se battent pas en permanence contre l’ennemi. En Afghanistan, au Liban ou ailleurs, ils maintiennent la vigilance, ils luttent contre le terrorisme. À terre ou en mer, ces soldats sont des combattants au même titre que ceux des guerres mondiales. 

Qu’est-ce qui a motivé votre décision ? 

Nous devions réparer des injustices. Par exemple, tous nos militaires ayant participé à la guerre du Golfe lors de l’opération Daguet (1990-1991) n’étaient pas reconnus comme des combattants. Dorénavant, ils pourront tous bénéficier de la carte du combattant, à la condition qu’ils en fassent la demande.

Ils recevront donc la retraite du combattant à partir de 65 ans. Ce n’est pas une somme extraordinaire puisqu’il s’agit de 589,95 euros par an. Mais elle n’est pas symbolique, et 50 euros par mois, ce n’est pas rien.

Avec la carte de combattant, ils peuvent bénéficier des maisons de retraite et de toute l’action sociale de l’Onac (Office national des anciens combattants). Mais ils attendaient surtout la reconnaissance de leur statut, et c’est bien normal.

Ces hommes et femmes valeureux se sont battus pour le drapeau, se sont engagés pour des valeurs. Ils sont susceptibles de mourir pour elles, il est juste de les reconnaître pour ce qu’ils sont : des anciens combattants. Ils sont 75.000 dans cette situation, et disposeront de la carte d’ancien combattant s’ils ont participé à une Opex pendant quatre-vingt-dix jours. 

Quel est le calendrier de mise en place ? 

Le décret est déjà passé par le Conseil d’État. Le ministre de la Défense Hervé Morin et moi-même l’avons paraphé et il se trouve aujourd’hui à la signature du ministre du Budget François Baroin.

Je dois souligner qu’il m’a vivement soutenu et que la publication au Journal Officiel interviendra dans les jours qui viennent. Les services historiques de la Défense seront ensuite garants de l’objectivité des attributions. 

Source : Défense Ouverte 

Réunion des présidents des sections Sud-Est

1 nov

La réunion des présidents des sections UNACITA du Sud-Est a eu lieu à la Maison du Combattant de Marignane le samedi 30 octobre 2010.

Placé sous la présidence de M Michel OLIVER (président régional) et du président des Bouches du Rhône (Dominique ALERINI) elle a permis de présenter le calendrier des Assemblées générales de 2011.

La modification des conditions d’attributions de la carte du combattant a été débattue et nous attendons la parution du décret avec impatience.

Christiane LE GOFF (présidente du Var)était excusée.

Réunion des présidents des sections Sud-Est dans Vie des sections 41

La carte du combattant

11 avr

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Obtenir une carte du combattant

Qui sont les bénéficiaires ?  

 

  • Les militaires ayant participé :
    • aux opérations menées entre 1918 et 1939,
    • à la Seconde Guerre mondiale,
    • à la guerre d’Indochine et de Corée 
  • Les militaires et dans certaines conditions les civils ayant pris part :
    • aux combats en Tunisie entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962,
    • aux combats au Maroc entre le 1er juin 1953 et le 2 juillet 1962,
    • à la guerre d’Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 2 juillet 1962 et dans le cadre du projet de loi de finances 2019, les soldats déployés entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964 y ont désormais droit,
    • aux conflits armés et opérations et missions menées conformément aux obligations et engagements internationaux de la France depuis 1945 (par exemple : guerre du Golfe, opérations en ex-Yougoslavie) 

 

Quelles sont les conditions à remplir ?

 

La règle de base est d’avoir appartenu à une unité reconnue combattante pendant au moins 90 jours. La nature des conflits postérieurs à 1945 a conduit à l’élaboration de nouveaux critères :

 

  • les actions de feu ou de combat de l’unité (9 actions sont exigées),
  • les actions de feu ou de combat personnelles (cinq au moins),
  • 4 mois de présence pour la guerre d’Algérie, les combats au Maroc et en Tunisie.
  • 4 mois de présence pour les OPEX.
  • L’article 109 de la loi de finances pour 2014 (loi 2013-1278 du 29 décembre 2013) modifie les critères d’attribution de la carte du combattant pour l’Afrique du Nord. Dorénavant, les services accomplis après le 2 juillet 1962 sur le territoire algérien sont pris en considération pour le calcul des 120 jours dès lors qu’ils ont débuté au plus tard le 2 juillet 1962 et qu’ils ont été effectués sans interruption sur le territoire à partir de cette date.

 

L’entrée en vigueur de ces dispositions est effective depuis le 1er janvier 2014.

 

Conformément au code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, la date de départ du calcul de la retraite du combattant est fixée au premier jour du mois qui suit la date d’entrée en vigueur de la mesure ; par conséquent, le calcul de départ de la retraite du combattant est fixée au 1er février 2014 pour toute demande de carte déposée au plus tard le 31 janvier 2014.

 

La carte est en outre accordée de plein droit aux blessés de guerre et aux titulaires de citations avec croix.

  

Quelle est la procédure à suivre ?

 

Le formulaire de demande de carte du combattant ainsi que les pièces à joindre à votre demande sont disponibles sur ce site ou au service de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de votre département de résidence. [rechercher votre service]

 

Ces demandes sont instruites par les services départementaux de l’ONACVG et sont ensuite soumises à l’avis de la commission nationale de la carte du combattant. Cet avis est suivi d’une décision d’attribution ou de rejet de la carte.

 

Quels sont les avantages particuliers pour le titulaire d’une carte du combattant ?

 

La carte du combattant ouvre droit :

 

  • à la retraite du combattant,
  • au port de la croix du combattant,
  • au titre de reconnaissance de la Nation,
  • à la constitution d’une rente mutualiste majorée par l’Etat qui bénéficie d’avantages fiscaux,
  • à une demi-part d’impôt sur le revenu à partir de 75 ans,
  • à la qualité de ressortissant de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre,
  • au privilège de recouvrir le cercueil d’un drap tricolore.

 

 

 

NOUVEAUTE

 

L’article 87 de la loi de finances pour 2015 (loi 2014-1654 du 29 décembre 2014) a modifié les critères d’attribution de la carte du combattant au titre des opérations extérieures.

 

Ainsi, le 1er octobre 2015, un nouveau critère va s’ajouter aux conditions historiques d’appartenance à une unité combattante ou de la participation à des actions de feu et de combat. Il permettra aux militaires justifiant d’une durée de service d’au moins quatre mois (ou 120 jours) effectuée en opérations extérieures (OPEX) sur un ou des territoire(s) pris en compte au titre de la réglementation actuelle d’obtenir la carte du combattant.

 

Toute personne concernée par ces dispositions peut d’ores et déjà prendre contact avec le service départemental de l’ONACVG de son lieu de résidence afin de déposer une première demande de carte ou de solliciter le réexamen de sa situation.  

 

Pour obtenir les dernières modifications des conditions d’attribution de la carte du combattant, venez nous rendre visite le premier vendredi de chaque mois à la Maison du combattant à Istres.

 

 

 

 

Qui sommes nous ?

11 avr

Remise du 1er drapeau de la section d’Istres par le Général Jean MARCHAND au Président local José RODRIGUEZ 140986

 L’UNACITA (Union Nationale des Anciens Combattants d’Indochine, des Théâtres d’Opérations Extérieures et d’Afrique du Nord à été fondée en 1955 par le Général Jean Marchand pour les combattants d’Indochine et d’AFN. Elle regroupe les Anciens Combattants de toutes les générations du feu. Elle compte aujourd’hui environ 12 000 adhérents répartis essentiellement en France métropolitaine, dans les DOM-TOM, en Allemagne et en Belgique. Dans ces deux derniers pays, nos groupements ont été crées essentiellement grâce au concours d’anciens légionnaires.
L’UNACITA est en mesure d’aider nos camarades dans les démarches suivantes:
-défense des droits des Anciens combattants
-sécurité sociale, aide sociale
-carte du combattant, retraite du combattant, allocations diverses
-titre de reconnaissance de la Nation
-pensions militaires d’invalidité, mutuelle, maisons de retraite
-combattants volontaires, décorations 

Ses objectifs: 

-regrouper les anciens combattants de toutes les générations du feu
-aider au rétablissement
  dans notre pays des valeurs morales et traditionnelles en donnant à nos jeunes l’orientation nécessaire
-maintenir les liens Armée-Nation
-entretenir la Mémoire

 

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